Un roman qui fut une très agréable surprise. J’aimerais tout d’abord parler de mon coup de cœur sujet de l’écriture de l’auteur. Il s’agit là d’un beau mélange entre un langage soutenu et quelques mots plus familiers, plus crus. On découvre une écriture fluide, plaisante et on dévore les chapitres sans même s’en rendre compte. Ces derniers sont relativement courts, dynamiques, ce qui rythme le roman, ne laissant aucune place à l’ennui.

 

On se retrouve plongé dans une évolution possible de notre société et ça fait froid dans le dos, il faut le dire. Un monde où l’humain n’est finalement que peu pris en compte, ce que l’on voit clairement avec Fantin qui n’est soudainement plus un adolescent, mais plutôt un cerveau ambulant. Il est une chose qui permet à un docteur d’arriver à ses fins, ni plus, ni moins. Une vision peu réjouissante, mais très réaliste et qui nous interroge ainsi sur l’humain et les dévastes qu’il peut faire.

 

J’aimerais aussi parler des personnages qui font pour moi partie du charme de ce roman. Ils sont cohérents, réalistes et ils sont surtout profonds et uniques. Chacun a son utilité, sa singularité. On retrouve donc le personnage principal de ce roman, Fantin et c’est à ses côtés qu’on est embarqué dans cette dystopie d’une grande originalité.

J’ai eu beau me construire des hypothèses au fil de la lecture, Pierre Faupoint a su me surprendre de bout en bout et ce fut très plaisant. Je pense sincèrement que ce roman saura plaire à de nombreux lecteurs aux goûts très variés !

Pierre faupoint

La Plume de

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Histoires

Des

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Les Écervelés

Dystopie ❘ Roman D’anticipation ❘ Autoédition  ❘ Disponible sur Librinova

« Le récit débute en 2023, un an après l'élection présidentielle française. L'extrême-droite est au pouvoir et elle autorise les premières manipulations sur le vivant. En parallèle, nous faisons la connaissance des deux meilleurs amis du monde, chacun âgé de 17 ans, Fantin et Khris. Fantin est le personnage principal de l'histoire. Il va prendre conscience, après une séance d'hypnotisme avec une certaine Mademoiselle Fournet, que son cerveau est très spécial. Trahi par Khris, son soi-disant meilleur ami, Fantin va se voir persécuté par une société de biotechnologies tentaculaire, Genomis Incorporation, qui veut absolument récupérer son cerveau pour l'étudier à sa guise. C'est la première partie du roman. Dans la seconde partie, le lecteur se retrouve en 2038. Tout a été transformé. Il y a, d'un côté, les Possédants (les ultra-riches), et de l'autre, les Remplaçants (ceux qui servent de membres de rechange aux premiers), et les Souffrants (ceux qui ne servent plus à rien et qui sont parqués dans "La Déchetterie"). Au milieu, les ultra-riches sont protégés par les Meres (Milices expérimentales pour recherche, enquête et surveillance). Et puis, il y a Fantin, cet adolescent qui, grâce son cerveau phénoménal, va se donner comme mission de modifier la trajectoire de l'histoire humaine. Et le lecteur découvrira qu'il n'est pas si isolé qu'il n'y paraît... »

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Je fus un mauvais homme

Thriller Psychologique  ❘  +16  ❘  Autoédition ❘  Disponible sur Librinova

« Ismaël a tout juste 18 ans lorsqu’il est condamné pour trafic de stupéfiants. À sa sortie de prison, à défaut de pouvoir se venger sur ceux qui l’ont condamné, il déverse sa haine sur la gent féminine. En 2005, il commet l’irréparable et le double meurtre sanguinaire dont il est l’auteur fait la une des journaux : quelles sont les raisons qui ont poussé L’assassin poétique à recueillir une enfant ? Où se trouve la petite Lélia ? Quelques années plus tard, oscillant entre pulsions meurtrières et son rôle de père, Ismaël rencontre Nahima. Enfin heureux, il tombe de haut quand celle-ci le quitte sans un mot, et reprend ses massacres… Parviendra-t-il à échapper aux mains de la police et à garantir l’éducation de sa fille ? "Je fus un mauvais homme" est un thriller psychologique haletant qui nous entraîne aux côtés d’un personnage sombre et complexe ! »

Auteur

Un

Dans un premier temps, peux-tu te présenter un petit peu à nous ?

 

« Je suis né en 1968, et j’ai vécu jusqu’à mes 20 ans dans la Région Île-de-France. J’ai d’abord suivi des études littéraires, avec le Bac en poche. Puis, à la Fac, je me suis orienté vers les langues étrangères (anglais, espagnol, portugais). C’est à partir de ce moment-là que mon existence a pris une drôle de tournure. J’ai suivi au pied de la lettre le concept des paradis artificiels, mais mes paradis à moi étaient plutôt de type dur, et aussi artificiels que sans issue.

 

J’ai vécu dans plusieurs régions de France : en Bourgogne, un peu. Puis, dans les Pyrénées ariégeoises, durant cinq années (j’ai passé une année entière sous un teepee, à 800 mètres d’altitude, avec celle qui deviendra plus tard la mère de ma fille). Pendant dix-sept ans, j’ai habité dans les Côtes-d’Armor, en Bretagne, et ce furent des années aussi merveilleuses que douloureuses.

Et, enfin, depuis 2014, je suis revenu dans ma région d’origine, la Haute-Normandie. Ma fille, toujours en Bretagne, est aujourd’hui majeure, indépendante, et elle a moins besoin de ma présence. Mais je voulais surtout me rapprocher de ma mère, car je ne fus pas seulement un fils qui était éloigné, physiquement, mais aussi un enfant qui ne lui apportait aucune tendresse. Et je le regrette tant que je mets tout en œuvre pour effacer ces années où j’étais, d’abord, un être obnubilé par l’amusement, à n’importe quel prix. »

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Peux-tu nous parler de tes passions ?

 

« Je ne vais pas être très original mais mes passions sont l’écriture et la lecture.

 

L’écriture fait entièrement, viscéralement partie de ma vie, depuis mon adolescence. J’ai totalement arrêté d’écrire durant environ sept ans, entre 1997 et 2004. Puis, en 2005, quand je me suis installé en tant qu’écrivain public, j’ai repris la plume pour rédiger ce que l’on nomme des biographies familiales. En 2012, quand mon cabinet d’écrivain public a périclité, j’ai continué à écrire. Et, depuis 2014, je travaille sérieusement à mon écriture. Enfin, sérieusement signifie de manière disciplinée.

 

Quant à la lecture, je peux lire plusieurs romans dans le même mois, comme je vais plutôt ne m’intéresser qu’à des journaux, ou ne dévorer que des essais. Je n’ai aucune autre passion que ces deux-là dans la vie. »

 

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Quand est-ce que l’écriture est entrée dans ta vie ?

 

« Après un gros, gros chagrin d’amour – sans doute car c’était le premier ! – je me suis mis à écrire des poèmes. Vers mes 14 ans. J’étais persuadé d’écrire quelque chose de génial, et, l’année suivante, quand je découvris Arthur Rimbaud, je me rendis compte de la faiblesse de mes vers. Je m’étais alors intéressé aux règles de la métrique, à l’art des sonorités, et la poésie devint alors mon moyen de communication écrite privilégiée. »

 

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Si une terrible malédiction s’abattait sur notre Terre et que tu ne pouvais conserver qu’un seul et unique livre, lequel ce serait ?

 

« Le recueil les « Illuminations », de Rimbaud. Ce recueil a été pour moi, à tout point de vue, et même, encore, aujourd’hui, le catalyseur de toutes mes angoisses, de toutes mes peurs et de mes joies. Je devais être âgé de 15 ans la première fois que j’ai lu ce poète. J’ai encore par-devers moi le livre qu’on m’avait offert, même si je ne parviens pas à me rappeler la personne qui m’avait fait ce magnifique cadeau. Pam, pam, pam ! Je fus autant subjugué par son écriture que par son besoin, son irrésistible besoin de vagabondages. Sa vie m’électrisait. Vers mes dix-neuf ans, j’étais allé, en stop (à cette époque-là, pas de covoiturage, pas de téléphone portable), jusqu’à Charleville-Mézières, sa ville de naissance et d’inhumation. J’y étais parvenu en pleine nuit et je m’étais recueilli sur sa tombe, toute blanche, avec l’agréable sensation d’avoir fait quelque chose de génial. Alors que j’avais juste surmonté le mur d’un cimetière, la peur au ventre ! Après cette découverte, je fus attiré par l’univers artistique des Surréalistes. Et celui-ci ne me quitta jamais plus. »

 

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Si tu devais choisir un personnage fictif pour te représenter, lequel choisirais-tu ?

 

« Cette question est difficile. J’aime beaucoup le personnage de Momo, dans « La vie devant soi » d’Émile Ajar, ou de Romain Gary, comme on veut. Ce petit garçon arabe, épris d’une affection extraordinaire pour une veille femme juive, m’a toujours bouleversé, et encore plus à chacune de mes nouvelles lectures. La bienveillance de Momo, son espièglerie, les trésors de ruses qu’il va chercher en lui ; tout ça, j’aurais aimé, à son âge, en être doté. Pour moi, Momo est un super-héros. Je l’admire. »

Questions

Des

Débutons cette partie en parlant de ton récit « Les Écervelés ». Comment t’est venue l’idée de ce roman ?

 

« En règle générale, quand je suis sur le point de finir le récit sur lequel je travaille – là, il s’agissait de mon premier roman « Je fus un mauvais homme » –, une idée de nouvel ouvrage vient en moi. Je ne sais pas comment ça marche, mais ça a toujours été comme ça, depuis que j’ai adopté une vraie discipline écriture. C’est-à-dire depuis 2014.

 

Pour le livre « Les Écervelés », le même processus s’enclencha. Je voulais écrire sur un monde lointain, mais pas trop, car j’allais mettre dans la balance pas mal d’idées sur l’intelligence artificielle, le transhumanisme, la collapsologie. Mon travail, celui qui me nourrit, m’amène à être en relation constante avec des sociétés innovantes. Ainsi, je suis mis au courant – très humblement – des innovations qui feront notre univers de demain. Toutefois, il faut prendre aussi en compte que notre monde contemporain va vite, très, très vite, et que les évolutions technologiques obéissent à ce qu’on nomme « Les conjectures de Moore ». L’homme, Sapiens, bouleverse de plus en plus rapidement ses propres évolutions technologiques. Ça va vite, encore une fois, extrêmement vite. »

 

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Fantin est le personnage principal de ton récit. Peux-tu nous parler un petit peu de lui et nous parler de sa création ?

 

« Si je m’auto-psychanalyse, je dois admettre que mes personnages principaux ont toujours 17 ans. Je pense que les jeunes gens ont l’avenir de l’humanité entre leurs mains. Fantin, c’est une partie de moi. Il est beau physiquement [je l’étais, quand j’avais son âge (rires)], cultivé, ouvert aux autres. Il est mal dans sa famille. Son père est odieux avec lui, tandis que sa mère l’étouffe par un amour inconditionnel. Au cours de l’histoire, sa mère saura modifier son comportement pour aider son fils. Le père, non, jamais.

 

Voici ci-après une partie de sa fiche personnage sur laquelle je me suis toujours appuyé.

 

Fantin Chaloupe :

• 17 ans en 2023/ très beau gosse, traits efféminés, mais un peu petit : 1,70m.

• 62 kilogrammes.

• Très nature, spontané. Ne se sent pas bien dans son époque.

• Galère avec ses parents (il se rappelle que, quand il était petit, son père lui avait mis la tête dans sa merde).

• Travaille très bien à l’école. Cultivé. Intelligent. Ouvert. Parle bien. Même un QI très avancé pour son âge.

• Fait pipi au lit même encore à 17 ans. »

 

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Ton roman se déroule dans un futur assez proche du nôtre. Peux-tu nous parler un petit peu de ce choix ?

 

« Eh bien, quand j’ai su que j’écrirai un roman d’anticipation, me projeter 18 ans en avant, donc, en 2038, me semblait être un bon challenge en soi. Ni trop près, ni trop loin. Je voulais également prendre des risques dans ce que j’allais « prédire ». Personnellement, je ne sais pas écrire de la SF en parlant du 22e ou du 23e siècle. C’est trop loin pour moi, je ne pourrai pas le vérifier de moi-même. Alors que, en 2038, si Dieu me prête vie, je pourrai vérifier si certaines de mes idées se sont révélées exactes. Et ça, ça me passionne !

 

En outre, je suis un auteur qui aime se baser sur des faits, des idées réelles, réalistes, pour, ensuite, m’orienter vers des idées plus irréelles, plus surréalistes. Je pense que partir de la réalité donne plus de poids, par la suite, aux « prédictions » que je vais émettre.

 

Encore une fois, je parle de « prédiction » en toute humilité. Il ne faut pas être sorcier pour comprendre que Sapiens part à vau-l’eau (je me garde d’être bien plus vulgaire) et que notre histoire risque de très mal finir. Et bien plus tôt que prévu. »

 

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Dans une réponse précédente, tu as mentionné le terme de « collapsologie ». Peux-tu nous expliquer un petit peu ce courant de pensée ?

 

« Oui, bien sûr. J’ai découvert ce mot « Collapsologie » en lisant le livre « Comment tout peut s’effondrer », paru en 2015. Dans mon roman, « Les Écervelés », je rends l’un de mes personnages secondaires (Pierrick Ingrumeau, c’est son nom) porteur de cette façon de voir le monde, et il est le fondateur de l’ICA – l’Institut de la Collapsologie – qui, à ma connaissance, n’existe pas dans la « vraie vie ».

 

Ce courant de pensée, né sur quatre années de recherches scientifiques, nous prédit l’effondrement de notre civilisation industrielle. Selon les collapsologues, en plus de la crise écologique qui guette l’être

humain – à cause du réchauffement climatique, notamment –, d’autres crises aussi violentes sont en germe dans notre 21e siècle : crise énergétique, crise économique, géopolitique, démocratique, etc.

 

La collapsologie met tout en œuvre pour nous alerter, nous, Sapiens, sur l’urgence de la situation. Et, on peut tout reprocher à ce courant de pensée, mais on ne peut lui reprocher des bases scientifiques solides. C’est pour cela que ce discours est ancré dans notre réalité d’aujourd’hui. »

 

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J’ai découvert que trois livres avaient été de précieux outils de travail pour l’écriture de ton roman. Peux-tu nous en parler un petit peu ?

 

« En effet, j’ai voulu écrire un roman d’anticipation, mais en me basant, d’une part, sur mes propres connaissances « intellectuelles » (grâce, donc, au job qui me donne à manger quotidiennement), mais aussi sur des livres irréfutables dans leur approche respective.

 

Le premier est sorti en 2016. « Notre Préhistoire » raconte, grâce aux dernières découvertes paléontologiques sur l’homme, ou plutôt, devrais-je dire, sur les diverses espèces humaines, qui est Sapiens, réellement. Mais d’où vient-il ? Pourquoi Sapiens est-il l’espèce humaine qui a survécu et pas, par exemple, Néandertal ? C’est un livre précieux et il m’a permis, en tant qu’auteur mais aussi en tant qu’être humain, d’en apprendre beaucoup sur notre humanité actuelle. C’est un sujet qui m’a toujours passionné.

 

Le deuxième livre se nomme, justement, « Comment tout peut s’effondrer ? », et il m’a aidé à mieux comprendre la Collapsologie.

 

Enfin, le troisième s’appelle « Le Loup », tout simplement. Et comme, au cours du récit, le personnage principal va se retrouver dans le corps de cet animal, je devais connaître sa taille, la forme de ses poils, sa façon de chasser, de se mouvoir…

 

Ces livres m’ont épaulé pour que mon discours d’anticipation fût fidèle à la réalité. Même si c’est un récit imaginaire, le fait de le saupoudrer de faits réels, de détails indubitables, lui apportent une épaisseur qui, je l’espère, donnera à réfléchir à mes lecteurs. »

 

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Pour « Les Écervelés » ainsi que ton premier roman « Je fus un mauvais homme », tu as opté pour l’autoédition. Peux-tu nous parler de ce choix et du déroulement de l’édition ?

 

« C’est un choix forcé. Je suis de la génération de ceux qui espèrent, en envoyant leur roman par la Poste à certaines maisons d’édition, qu’un éditeur va vouloir mouiller sa chemise pour cet auteur qu’il aura choisi.

 

J’ai fini d’écrire mon premier roman « Je fus un mauvais homme » (enfin le premier roman qui me semblait lisible par des gens) en 2016. Durant l’année 2017, je l’ai envoyé à, environ, 25 ME. Je n’ai reçu que des refus, la plupart automatiques.

 

Une seule ME m’a adressé un courrier personnalisé, très sympa, qui motivait son refus de me publier. C’est « Finitude ». Elle n’avait pas eu de coup de cœur, mais je sentais, dans ce fameux courrier, qu’elle avait aimé mon écriture, mais pas assez pour se lancer vraiment. Je comprends. Ça coûte cher de lancer un auteur inconnu, et le marché du livre est saturé de sorties de plus en plus denses et multiples ! C’est compliqué de se faire remarquer.

 

J’ai donc auto-publié ce premier roman pour connaître ce monde, l’auto-publication, que je ne connaissais pas du tout. Je n’avais ni blog, ni présence sur les réseaux sociaux, rien de rien ! L’apprentissage a été rude, crois-moi ! J’ai dû vendre une trentaine d’exemplaires en 12 mois… mais ça m’a aussi fait comprendre que je devais me prendre en mains, en tant qu’auteur.

Alors, comme j’étais en train d’écrire « Les Écervelés », en 2019, et que je savais que ce roman serait finalisé en début 2020, je me suis préparé : mise en ligne d’un blog, création de pages Facebook, Instragram, Twitter. J’ai à ce jour vendu 50 exemplaires.

 

Ce n’est évidemment pas génial, mais je sais être au début de mon aventure littéraire. Je ne suis « visible » que depuis neuf mois, j’ai donc encore beaucoup de marge de progression. Et puis, j’ai de très bons retours des lecteurs et des blogueurs, et ça c’est super agréable.

Toutefois, j’ai demandé à Finitude si elle voulait bien lire ce deuxième roman, et elle a accepté. Je lui ai adressé il y a un peu plus d’un mois, donc je pense qu’elle ne m’éditera pas sinon j’aurais déjà reçu une réponse de sa part. Enfin, je crois.

 

Pour moi, être publié par un éditeur est un objectif de vie. Ça peut paraître idiot, mais c’est vraiment un but très sérieux en ce qui me concerne. Si j’étais soutenu par un éditeur, j’aurais vraiment plus de temps pour écrire car j’ai dans ma besace trois idées précises de romans. Wait and see comme disent les Anglophones ! »

 

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Est-ce qu’il y avait un message en particulier que tu souhaitais transmettre au travers de ton roman ?

 

« Oui, il y a un message que je souhaite transmettre car, sans doute que je me fais des idées, mais il me semble que l’écrivain a un rôle à jouer dans la société avec ses récits. Il y a une trentaine d’années, j’avais écrit un roman (jamais paru, car pas abouti) intitulé « Les Olibrius » qui parlait de réchauffement climatique, de déforestation, de virus, etc., bref, de tous les maux qui vont défaire notre humanité. J’ai donc voulu, avec « Les Écervelés », parler d’un avenir proche, moche, vicié par les nouvelles technologies, le transhumanisme, l’intelligence artificielle. Je souhaite alerter mes compatriotes sur l’imminence de bouleversements qui vont transformer nos sociétés. En mal. »

 

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Pouvons-nous nous attendre à un second tome pour « Les Écervelés » ?

 

« C’est marrant que tu me poses cette question car, la dernière chronique qui a été réalisée sur « Les Écervelés », se finissait par cette question/ évocation. C’est vrai, la fin est ouverte – je ne veux pas spoiler pour ceux qui ne l’ont pas encore lu – et une suite est tout à fait envisageable. Pourquoi pas ? Mais je n’ai pas tranché cette question. En tout cas, si suite il y avait, j’ai besoin d’écrire « autre chose » entre-temps afin de garder toute ma fraîcheur d’écriture.

 

Comme je trouve que le volume des ventes commence à être significatif – à mes yeux, s’entend – une suite de l’histoire ne serait pas tout à fait idiot. »

 

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Peux-tu nous parler du choix de ces deux titres, « Les Écervelés » et « Je fus un mauvais homme » ?

 

« Je commence par « Je fus un mauvais homme ». Ce titre-là me vint à l’esprit dès le début du travail sur le roman. Et je n’en ai plus jamais changé. Je m’inspire d’une chanson d’Arthur H., qui chante, à un moment : « Je suis un mauvais homme/ J’ai honte, je pleure… / la lune était chaude et pleine / je sais, j’ai beaucoup trop bu ». J’avais pensé écrire le titre ainsi « Je fus un mauvai(s) homme » car, dans la chanson, on n’entend pas le « s » de mauvais. Puis, j’ai abandonné l’idée.

 

Pour les « Écervelés », je savais quelles idées principales devaient ressortir du titre : « cerveau », « idiot », « pluriel », mais je n’ai trouvé le titre que vers la fin. Au départ, j’étais allé vers des idées de « siècle », « effondrement » mais sans réelle satisfaction pour moi. Et puis, un jour, bing ! Le titre s’est dressé devant moi, et j’en étais satisfait ! »

 

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Ton premier roman, « Je fus un mauvais homme » est un thriller psychologique à l’ambiance plutôt sombre. Comment t’est venue l’idée de cette œuvre ?

 

« Eh bien, je me suis basé sur mon existence, et sur les mauvaises choses que j’ai pu faire dans ma vie. Alors, tout est autobiographique, excepté, bien sûr, les assassinats et l’adoption d’une enfant – mais je me suis inspiré de ma fille, réelle, pour le personnage de la jeune fille.

 

Outre le fait que ça m’a permis d’exorciser mes propres terreurs, ce roman m’a aussi beaucoup appris sur moi-même en tant qu’auteur ! Je l’ai réécrit à sept reprises avant cette version finale (ma bêta-lectrice est sans pitié !)

 

J’ai la chance, si je puis dire, d’avoir vécu plusieurs vies jusqu’à maintenant, et, du coup, j’ai beaucoup de matière pour raconter des histoires ! »

 

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Contrairement à « Les Écervelés », ce premier roman est écrit à la première personne. Peux-tu nous parler un petit peu de ces deux choix ?

 

« Au début, j’étais très heureux de ce choix de la première personne du singulier. Je trouvais que c’était une bonne façon de créer une sorte d’intimité, je dirais, brutale, avec le lecteur. Et puis, par la suite, je me suis dit que cela pouvait paraître présomptueux et en rebuter certains.

 

Ce premier roman, même si j’ai reçu de bons échos, n’est pas totalement réussi. Mais son écriture m’a vraiment permis de progresser dans ma façon de raconter des histoires, dans la narration, la construction de dialogues – super dur, les dialogues, je trouve ! – et dans la description psychologique des personnages.

 

En tout cas, l’emploi du « je », même si je pense, aujourd’hui, que j’aurais pu faire mieux, a été une très belle expérience littéraire pour moi. Et, au-delà le fait de n’avoir pas tout réussi dans ce récit, je sais que ce « je » a séduit pas mal de lecteurs, et que cet usage les a rapprochés du personnage principal, en dépit des horreurs qu’il fait endurer aux autres. De ce côté-là, le contrat est rempli ! »

 

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« Je fus un mauvais homme » est disponible depuis février 2019 si je ne m’abuse. À l’heure d’aujourd’hui, es-tu satisfait des retours au sujet de ce roman ?

 

« Non, tu ne t’abuses pas. Je n’avais pas de véritables attentes par rapport à ce premier roman. Bien entendu, comme tout auteur, même inconnu comme moi, être lu, apprécié, commenté sont des buts que tu te fixes, ou, en tout cas, que tu veux atteindre. Alors, je t’avoue que je suis très satisfait des retours (une dizaine de commentaires) et des critiques. Les chroniques, constructives, me permettent d’avancer en tant qu’auteur en apprentissage.

 

Même si je suis lu et corrigé – mais surtout des corrections dans le déroulé du récit, afin d’éviter les incohérences – par une bêta-lectrice impitoyable, c’était la toute première fois que ce premier roman était vraiment découvert par de parfaits étrangers. J’ai été parfois flatté par ces retours, parfois blessé – mais blessé dans mon orgueil – dans le bon sens.

 

Ce premier roman m’a appris beaucoup sur moi, sur ma façon d’écrire, et j’ai nettement progressé grâce à cette auto-publication. Les critiques que j’ai reçues, je les ai comprises, acceptées, et j’en ai tenu compte pour la rédaction de mon deuxième roman.

 

Pour conclure, globalement, je suis extrêmement satisfait des retours ! »

 

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En 2017, auprès des Éditions du Menhir, tu as édité un recueil de poèmes « Seize ». Peux-tu nous en parler un petit peu ?

 

« Ah ! La poésie ! Pour moi, c’est un Art majeur – t’as vu, je mets une majuscule à Art quand j’évoque la poésie... Quand j’étais adolescent, je me considérais comme un poète maudit, incompris, et je me gargarisais avec une langue et des mots que j’étais seul à comprendre. Du coup, j’écrivais une poésie qui était totalement hermétique, même pour moi, parfois ! Ensuite, j’ai eu une période où j’ai lu quelques ouvrages sur la métrique, la versification, et mes textes sont devenus meilleurs.

 

En 1996, j’ai donc écrit un recueil de textes en prose qui en comportait une quarantaine à peu près. Des textes noirs, très pessimistes, qui pouvaient même faire un peu peur (rires). Entre 1997 et 2004, je n’ai quasiment rien écrit. J’étais pris dans un tourbillon de vie qui ne me laissait aucun répit, et qui m’empêchait de me poser, de me reposer, de dormir, même, parfois. Bref, quand, en 2005, je me suis remis à écrire (d’abord pour les autres, en tant qu’écrivain public), puis, pour moi, à partir de 2014, j’ai ressorti mes textes.

 

Sur la petite quarantaine initiale, j’en ai retravaillé environ 25. Je les ai adressés à plusieurs maisons d’édition spécialisées dans la publication de la poésie. Et, un an plus tard, les Éditions du Menhir ont accepté de me publier ! Truc de fou ! L’éditeur me demandait de les retravailler et de n’en garder que seize – d’où le titre… je ne me suis pas foulé, c’est vrai. Au début, le titre était « Le verre, c’est coupant » car ça donnait aussi « Le verset coupant ». Et un de textes s’intitule « Le verset coupant ».

 

Le fil conducteur de ce recueil c’est l’amour, la mort, ce qui n’est pas franchement original. Mais, même après avoir retravaillé les textes, je sais que c’est une poésie qui peut paraître inaccessible, à la première lecture. Mais je sais aussi que certains textes sont beaux, et appréciés par quelques lecteurs. Les Éditions du Menhir ont vendu les 100 exemplaires qui étaient prévus… en deux ans ! Il y a peu, « Seize » était encore dans leur catalogue mais, après cette crise, je doute qu’il y reste.

 

C’est dommage, car je venais de proposer à l’éditeur de proposer une sorte de version augmentée de « Seize » avec une dizaine d’autres textes que j’ai en réserve – mais que j’aurais aussi dû retravailler.

J’aime la poésie. C’est un genre qui est lu, mais pas acheté. Grâce à Instagram, à Twitter, la poésie circule de plus en plus, et je trouve cela très réconfortant. Mais un lecteur hésitera avant de « mettre » 7,90 euros dans le recueil d’un poète totalement inconnu. Et je le comprends.

 

En tout cas, la poésie, à mes yeux, reste et restera toujours l’Art majeur par excellence. Triturer les mots, chercher la meilleure sonorité, une rime riche, un mot qui claque : ce sont des exercices auxquels je suis attaché et que j’essaie de reproduire, à présent, dans des romans courts et percutants. »

 

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Tu as été un écrivain public, peux-tu nous parler un petit peu de ton expérience dans ce domaine ?

 

« Eh bien, entre 1996 et 2004, j’ai été ingénieur commercial pour un éditeur de logiciels d’apprentissage des langues étrangères. C’était juste au moment du tournant du e-learning, l’abandon progressif du CD-Rom (as-tu connu les CD-Rom ?), et on sentait qu’Internet allait prendre de plus en plus de place dans nos existences, personnelle et professionnelle.

 

Je m’occupais, chez cet éditeur, du service commercial – petit service commercial, nous étions une dizaine – et je ne partageais plus les décisions stratégiques que la Direction prenait alors. J’ai décidé de me lancer dans ce métier d’écrivain public, autant pour assouvir mon amour de l’écriture que mon désir d’indépendance.

 

J’ai installé mon cabinet en 2005 (je l’ai fermé en 2012), et ça a été une expérience très, très enrichissante. En fait, j’écrivais des biographies familiales, qui étaient vouées à rester dans la famille en question. En règle générale, voici comment se déroulait l’écriture de ce récit de vie – j’en ai rédigé 84 ou 85, je ne sais plus le nombre exact.

 

Dans la majeure partie des cas, voire tous, c’était le grand-parent qui souhaitait laisser à ses enfants, à ses petits-enfants, le récit de sa vie, avant de s’éteindre. Souvent, ces aînés avaient vécu la seconde guerre mondiale, mais, sans, parfois, en parler vraiment. Ou la guerre d’Algérie. Quelques-uns avaient été obligés de tuer, parfois, malheureusement, d’assister à des tortures, et ils voulaient en parler avant de mourir. Pour d’autres, l’avènement de l’électricité, du tracteur, et, même, la liberté sexuelle avaient été des passages terriblement importants de leur existence.

 

N’oublions pas que je fus écrivain public quand j’habitais en Bretagne, et c’est une région avant tout rurale. Donc, je rencontrais l’aîné, une fois par semaine, et je l’interviewais durant une ou deux heures, selon sa forme physique. J’enregistrais ces entretiens – pour remettre, ensuite, à la famille, ce témoignage oral – et, une fois rentré à mon cabinet, je retranscrivais l’interview sous une forme écrite qui respectait – et c’était là toute la difficulté de l’exercice – la façon de parler de l’aîné. Je devais m’effacer, car mon nom n’apparaissait nulle part. Le livre était signé par lui, pas par moi.

Certains livres étaient écrits en trois ou quatre interviews. Mais, pour d’aucuns, il m’a fallu deux années d’entretiens. Les uns comportaient 30 pages – pour un échange de 60 minutes, je rédigeais environ cinq à six pages dactylographiées –, les autres, cent, deux cents, trois cents pages, même. Je me souviens notamment de Roger qui, ancien enseignant d’histoire-géographie, voulait laisser ce témoignage avant sa mort. Il était aussi atteint de démence sénile, de plus en plus rapidement, et chaque souvenir revêtait une importance capitale pour lui : la rencontre avec sa femme, la guerre, le train de Drancy pour les Juifs qui étaient déportés.

 

Je faisais agrémenter les ouvrages avec des photos de famille. Pour la publication du livre, j’avais un contrat avec un imprimeur spécialisé dans l’impression en quelques exemplaires.

Cette expérience m’a beaucoup appris, sur les autres mais aussi sur moi en tant qu’auteur. Savoir écouter, retranscrire des sensations, des idées. J’ai beaucoup aimé ce métier. »

 

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A l’heure d’aujourd’hui, travailles-tu d’ores et déjà sur un nouveau roman ?

 

« Je vais m’atteler à la rédaction d’un recueil de huit nouvelles, avec, à chaque fois, une femme en personnage principal. J’ai déjà le titre mais je ne peux pas le divulguer car je le trouve super… et je n’aimerais pas que quelqu’un d’autre vienne à s’en inspirer… Il y a aussi une particularité pour chaque nouvelle mais, là aussi, je ne peux rien te dire. Je peux juste t’indiquer que ce seront huit nouvelles orientées Thriller. J’en ai commencé une, mais je ne suis pas encore totalement dans la rédaction.

 

J’ai d’abord besoin de me documenter, d’effectuer des fiches par personnages, par lieux, par environnements. Je ne peux pas débuter le travail de l’écriture si je n’ai pas dressé de plan cohérent. J’en suis là, pour le moment.

 

En revanche, j’ai récemment fait évoluer mon blog pour, justement, pouvoir recueillir, au fur et à mesure de la rédaction, des passages de chaque nouvelle. Ce travail va donc me permettre, d’une part, de garder le contact avec le lectorat que je suis en train de me construire (une petite centaine de lecteurs à ce jour) et, d’autre part, d’alimenter ma communication de manière plus aisée. »

 

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Que pouvons-nous te souhaiter pour la suite ?

« Sans doute que, comme la plupart des auteurs auto-édités, je cherche à mettre en place une vraie relation de confiance avec un éditeur. Être soutenu par un éditeur me permettrait de me concentrer uniquement sur mon écriture, et pas seulement sur mes réseaux sociaux. Bien sûr, avoir des relations avec mes lecteurs – quand ils me font part de leurs ressentis – est un très grand plaisir. Mais je n’aimerais faire que ça : écrire et échanger avec mes lecteurs ! Le reste de l’auto-édition, essentiellement par manque de temps et d’expérience, est une épreuve pour moi. Je n’ai de présence sur les réseaux sociaux que depuis neuf mois, donc je sais qu’il va me falloir encore du temps pour créer une vraie communauté de lecteurs. J’espère que j’y parviendrai ! »

 

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Aurais-tu une anecdote d’écriture à partager avec nous ?

 

« Quand j’avais 22 ans, je vivais dans les Pyrénées. J’écrivais surtout de la poésie, je buvais beaucoup, rhum blanc avec du café essentiellement. Mon chien qui, à cette époque-là, avait à peine deux ans, se comportait comme un chat quand je poétisais. Il s’allongeait sur la table où j’étais installé, comme lové autour de ma machine à écrire – c’était en 1990, et les ordinateurs n’avaient pas pénétré tous les foyers, pas encore – et il pouvait rester là pendant des heures, à me regarder, à dormir. Quand j’y repense, je ressens encore la tendresse que mon animal m’apportait. Il veillait sur moi, et je veillais sur lui. J’écrivais, et lui dormait, d’un œil, attentif à moi. »

Conseils

Des

Aurais-tu quelques conseils à nous partager concernant l’édition d’un roman en autoédition ?

« Je ne suis pas un grand spécialiste, puisque je m’auto-édite que depuis février 2019. Mais, je suis certain d’une chose : sans présence sur les réseaux sociaux, c’est inutile. Je pensais, modestement mais, avec, quand même, une pointe d’espoir, qu’à la parution de mon premier roman en auto-publication, je serais contacté par un éditeur. J’attends toujours ! Je lisais un article tout récemment qui expliquait que, avec la crise sanitaire que nous vivons actuellement, plus de cinq mille romans – cinq mille romans, quand même ! – allaient être publiés avec du retard. Comment faire pour sortir du lot ? Le talent, malheureusement, ne suffit pas, ou plus. Mon deuxième roman, « Les Écervelés », qui bénéficient de très bons retours, certains flatteurs, certains dithyrambiques, même, a du mal à décoller vraiment. J’en vends, mais je suis loin du compte, c’est-à-dire des mille exemplaires vendus pour intéresser un éditeur. Alors, à moins d’écrire un best-seller du premier coup, il faut être patient, discipliné, et présent sur les réseaux sociaux. »

 

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Quelles sont pour toi les qualités majeures que doit avoir un écrivain public ?

« Elle est marrante ta question, car c’est un métier que je n’exerce plus depuis presque dix ans. Je pense qu’il faut aimer les autres, être attentif et ouvert d’esprit. Savoir écouter, et savoir aussi s’effacer pour écrire comme votre interlocuteur parle. »

 

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As-tu des conseils à partager pour quelqu’un qui souhaiterait à son tour en faire son métier ?

 

« C’est un métier passionnant mais qui n’est pas très rémunérateur, même quand vous travaillez beaucoup, comme j’ai pu le faire. Je pense qu’il faut bien étudier ce qu’on appelle sa zone de chalandise, les prestations que l’on veut proposer, et proposer aussi des prestations d’écriture (écriture web, par exemple) pour les particuliers mais aussi pour les entreprises. Il faut avoir les deux cibles pour s’en sortir. C’est comme ça, en tout cas, que j’ai pu en vivre pendant huit ans. »

 

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Quel est le conseil d’écriture le plus important à tes yeux ?

« La discipline d’écriture, c’est-à-dire, travailler son écriture tout en prenant du plaisir. »

Dernier mot

Un

« Je pense que j’ai assez parlé de moi, donc je voudrais te remercier, Plume, pour ta gentillesse, ta bienveillance et ta patience. Je sais, avec le temps, apprécier les personnes qui valent le coup. Je suis convaincu que tu fais partie de celles-ci. »

Plume

L'avis de

Pierre Faupoint

Ses Romans

Un grand merci à Pierre Faupoint pour cette Interview. N'hésitez pas en commentaires à partager avec nous votre avis sur les deux œuvres de l'auteur !

Si ce n'est pas déjà fait, découvrez dès maintenant « Les Écervelés » et « Je fus un mauvais homme ».

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