ophélia yéti

La Plume de

Histoire

Une

Kalies

Thriller Psychologique ❘  Science-Fiction  ❘  Dystopie  ❘  + 18 ❘  Disponible sur Wattpad

 

« Depuis quelques années, toutes les populations de Melkia s'inquiètent : partout sur leur planète des individus développent des habilités hors du commun. La peur se mêle à l'incompréhension, et les dénommés « Néostèmes » doivent lutter pour leurs droits, et souvent pour leurs vies.

Erin se trouve piégée au cœur de ce chaos planétaire. En tant que Néostème, elle essaie d'y trouver sa place et de construire un avenir au milieu des débris d'une existence rythmée par la solitude. »

Autrice

Une

Quand est-ce que l’écriture est entrée dans ta vie ?

 

« J'ai commencé à sérieusement écrire vers mes 11 ans, mais le gros déclic a eu lieu quand j'en avais 12. Nous devions nous baser sur la description sobre en 10 mots d'une pièce, pour décrire cette même pièce afin de lui donner une aura sinistre. J'ai écrit une copie double, que ma prof a jugé bonne et elle l'a lu devant la classe sans dire mon nom. Les autres ont applaudi, puis elle a révélé que je l'avais écrit (à l'époque je me faisais harceler, elle a aidé à baisser un peu le harcèlement par certaines personnes de cette manière.) Elle m'a pris à part après les cours et m'a dit de continuer sur cette voie là. Elle m'a donné la confiance d'y croire, je lui envoie encore de temps en temps mes textes, elle aime suivre ce que je fais. Je la remercie beaucoup pour ça ! »

 

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Qu’est-ce que représente l’écriture aujourd’hui pour toi ?

« L'écriture me permet de vider mon esprit. L'écriture est un de mes intérêts spécifiques (je suis autiste asperger), et quand j'ai mes idées en têtes, c'est très difficile de me concentrer sur autre chose. En écrivant, je peux tout évacuer, le voir prendre forme aussi. En devenant plus concret, c'est moins envahissant. Les recherches que je fais pour mes écrits me permet aussi de profiter de mes autres intérêts spécifique sans que ça n'empiète trop sur ma vie personnelle, même si ça reste encore envahissant. Malgré le fait que l'écriture me fait profondément du bien, je dois rester vigilante pendant mes sessions de travail car je dois faire attention à ne pas passer à côté de mes besoins fondamentaux (manger, boire, aller aux toilettes) que je ne ressens plus quand je suis prise dans quelque chose. Malgré les inconvénients niveau organisation, l'écriture reste quelque chose d'indispensable dans ma vie. »

 

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Hormis l’écriture, as-tu d’autres passions ?

 

« Je suis illustratrice en freelance et le dessin fait partie de mes autres passions. Je dessine depuis toujours, sérieusement depuis que j'ai 11-12 ans, comme l'écriture. Je peux mettre en image ce que j'ai en tête, je me vois progresser, je touche à des matières qui me font du bien. En dessinant, je peux exprimer de nouvelles choses et différemment de l'écriture. Je ne peux pas détacher une pratique de l'autre. Tous mes livres seront illustrés, la descriptions des lieux, personnages, etc passe par une étape de dessin même rapide pour les aider à prendre forme dans ma tête. Je peux faire plusieurs sessions avant de finaliser mon personnage. C'est aussi utile pour avoir une vision d'ensemble, ou l'idée des ambiances ! »

 

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Imaginons un petit instant qu’une malédiction s’abatte sur nos têtes et que tu sois dans l’obligation de ne choisir qu’un seul et unique livre pour le reste de tes jours, lequel se serait ?

« Oh ça va être très difficile de choisir car j'ai une relation compliquée avec les livres. Soit j'en prends un qui m'a bouleversée au point que je ne puisse plus le lire tant il me draine mon énergie émotionnelle : Kafka sur le rivage de Haruki Murakami, soit je choisis Triste revanches de Yoko Ogawa qui est un recueuil de nouvelle avec chacune un détail les reliant jusqu'à ce que toutes aient un lien. On en vient à une sorte d'idée de ronde. Mais celui là ne m'a pas autant touché que Kafka sur le rivage, sa construction me fascine juste. 

Sinon il y a Level 26 qui m'avait drainée aussi, mais qui est un roman policier. Il était prenant surtout en temps : c'était difficile de le lâcher car je ne pensais à rien d'autre, je voulais comprendre. Chacun avait un impact différent sur moi, et chacun a eu des conséquences dans sa lecture. Je pense après coup que je prendrai Level 26 pour le côté sordide-horreur que j'aime beaucoup, il est plus divertissant que les autres dans l'idée ou niveau émotion il est moins violent, mais assez pour m'impliquer, et que sa construction est intelligente, mais ne m'intrigue pas assez pour que je le lise en boucle pendant un mois juste parce que les détails me reviennent par flash aux moments ou j'aurais besoin de réfléchir à autre chose ! »

 

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Admettons maintenant que je sois en possession d’une baguette magique, au travers de quel personnage de romans t’imaginerais-tu le mieux ?

 

« Je ne cache pas avoir du mal avec cette question. On parle de mes romans ou d'autres romans ? Et dans les deux cas j'aurais beaucoup de mal à choisir car je ne me projette pas vraiment dans les personnages. Je m'y attache et compatis à ce qu'ils ressentent, mais je n'arrive pas vraiment à m'y projeter dans le sens ou je ne me vois jamais à leur place, je n'arrive pas à savoir si j'aurais leurs réactions ou non, je pars du principe que ce sont les leurs, mais pour le coup, avoir un personnage dans lequel je m'imagine, je ne trouve pas quoi répondre... »

Questions

Des

Comment t’es venue l’idée de « Kalies » ?

 

«  Alors, c'est toujours compliqué de savoir d'où est parti Kalies ! Je fais du RP sur blog, et tous mes personnages sont des personnages de projet ou de livre, ça me permet de voir comment ils pourraient interagir, évoluer au contact d'autres personnages, et le fait de ne pas avoir le contrôle en face est intéressant pour vraiment me plonger dedans. Et donc j'avais créé le personnage d'Erin sans trop savoir où je voulais aller. Mais à force de la façonner, de jouer et d'y réfléchir, j'ai petit à petit eu des idées qui me sont venues, des personnages secondaires se sont ajoutés, etc. Et finalement, Kalies s'est dessiné. C'est drastiquement différent de mes RPs, mais j'ai pu voir le potentiel qu'avait ce personnage, ce que je voulais en faire ou non, et l'idée d'histoire est venue avec. »

 

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L’univers de « Kalies », tu l’as imaginé de toute pièce, créant même des mots propres à ce monde. Peux-tu nous expliquer ce choix ainsi que la construction de ces mots ?

« Je me sentais limitée dans notre univers. Trop de lieux qu'on pouvait connaitre, que je pouvais mal traiter justement parce que trop encrés dans notre réalité. J'avais une vision bien précise des lieux que je voulais utiliser, des technologies, des concept scientifiques que je voulais exploiter, et les appliquer à un autre univers pour nous détacher de la Terre, mais avec les repères qui nous sont propres malgré tout, me permettait de vraiment me libérer pour aborder les thèmes que je voulais.  Mais avec un nouvel univers, je ne pouvais pas réutiliser ce qui est propre à nos culture comme les langues par exemple, d'où la création de nouvelles. Pour les mots, je voulais qu'ils aient un sens malgré tout et que leur sens étymologique, si on les connaissait, aident à concevoir ce qu'ils signifiaient. J'ai donc mis à profit mes études (à l'époque lettres classiques avec grec ancien, latin et linguistique grecque et latine), j'ai épluché mes dictionnaire, noté les mots qui m'intéressaient, je les ai mixés, prononcés plusieurs fois et étudié les évolutions linguistiques possibles pour amener à des termes qui sonnent réels et non juste des gloubiboulga comme on peut faire enfant, et qui ont des significations en accord avec les etymons d'origine. Pour certains autres mots j'ai utilisé des étymons celtibères, gaelics et gaulois aussi. (je m'intéresse beaucoup à la linguistique et aux étymons des langues mortes). »

 

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Peux-tu nous parler de ce qu’est Melkia ?

 

« Melkia est simplement la planète sur laquelle se passe mon histoire. C'est une planète tellurique, ses continents sont deux pangées, sobrement nommées Terres du Nord et Terres du Sud. Elles sont chacune recoupées en fédérations et cités (qu'on peut relier à des sous continents et des pays) pour faciliter la gestion politique. Melkia a deux lunes gazeuses nommées les Kalies, et qui donnent le nom à mon roman. Le système politique et la découpe géographique, au moment ou se passe l'histoire, est assez récente. Melkia a son lot d'histoires, de guerres, d'alliances politique (je me suis amusée me jugez pas les cours de méthodo c'est vraiment pas intéressant).  J'ai étudié différents climat et espaces géographiques pour que ceux de Melkia soient crédibles. Il y a une langue commune apprise partout pour faciliter la communication, mais chaque cité ou fédération a sa propre langue apprise aussi à l'école pour garder le patrimoine locale. 

 

Melkia vient de la contraction du grec ancien : μέλας (mélas) qui veut dire sombre, noir, et οἰκία (oikía) qui veut dire maison. »

 

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Peux-tu nous parler un petit peu d’Erin ?

 

« Erin est une jeune femme de vingt-trois ans. Quand nous faisons sa rencontre au début du roman, on la rejoint dans son quotidien de néostème. Elle a perdu son logement et on découvre sa manière de vivre, comment elle s'entoure et comment elle s'est organisée pour ne pas se faire repérer et subvenir à ses besoins. C'est une femme qui a plusieurs traumatismes, sujettes à beaucoup de crises d'angoisses mais qui a aussi une grande capacité d'adaptation. Elle est réfléchie et fait preuve de beaucoup de forces pour réussir à tenir son train de vie malgré ses difficultés et ses fragilités mentales.

 

Je me suis beaucoup inspiré de mes propres crises pour elle, et elle présente beaucoup de trait neuro-atypiques que j'ai.  Malgré ça elle n'est pas un reflet de moi même comme beaucoup ont pu me le demander. »

 

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Comment se déroule l’écriture de ton récit ?

 

« En soit c'est assez fluide, ce qui rend mon écriture difficile, ce sont mes douleurs où mes périodes de fatigue mentale (la rentrée a été très dur en terme d'adaptation et c'était très vorace en cuillères sociales ce qui faisait qu'une fois chez moi je n'arrivais à rien.)

 

Mais sinon je travaille d'abord sous forme de notes dans mon carnet, je mets les grandes idées de mes chapitres, puis je refais les notes du chapitre détaillés. Après avoir retravaillé suffisamment les notes je passe à la rédaction. Il arrive qu'à ce moment ce soit différent de ce qui était prévu car le rythme fait que ce que je voulais à la base ne rend pas bien. La coupe de chapitres change aussi, soit je coupe avant soit je rajoute un peu mais les grandes idées restent les mêmes !

 

Là j'ai dépassé le tiers de mon roman, le chapitre 18 est en gros retard à cause de la rentrée mais ça repars bien ! C'est plus une fatigue générale qu'une page blanche. »

 

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Comment t’es venue l’idée des néostèmes ?

 

« Ah ah j'adore parler de ça ! Alors les néostèmes en soit c'est un trope assez répandu dans la littérature ou la création audio visuelle : des personnes avec des pouvoirs (que j'appelle dekte). Mais dans beaucoup de ces univers, ce n'était pas assez crédible, vraisemblable pour moi. J'aime l'idée qu'il y ai des explications qui rendent les choses concrètes, même si c'est farfelus. C'est pour ça que l'idée m'est venue pour le systèmes de canaux néostiques (expliqués dans le prologue). Leurs capacités leur vient d'un système vasculaire proche du système nerveux ou sanguin, avec des cellules principalement présentent sur les mains qui leur permet de gérer leur dekte. Les révélations (moment de l'apparition des pouvoirs) se fait majoritairement à l'enfance et adolescence, mais ça peut aussi arriver plus tard en cas de baisse des défenses immunitaires par exemple, ou vers la quarantaine/cinquantaine (âge proche de la ménopause ou grandes changements psychologiques) il y a plusieurs facteurs autres que la simple puberté qui peut amener une révélation. Comme c'est un phénomène assez récent au final, et qu'il y a peu de communications sur le sujet, on apprend les nouveautés en même temps que les néostèmes eux mêmes, comme on se renseigne sur les nouvelles théories et avancées sur l'autisme par exemple ou les maladies compliquées (si je peux le rapprocher de ce que l'ont peut vivre nous).

 

 

Quand au mot néostème, tous les néologismes de Kalies (le terme Kalies aussi) viennent du grec ancien que j'ai étudié. J'ai aussi travaillé la linguistique et l'évolution que pourraient vivre les mots au fil de leur emploie et de leur prononciation.

 

 

Néostème vient de νέος, néos en grec qui veut dire nouveau et ἐπιστήμη, epistêmê qui veut dire science. Néostème veut donc dire étymologiquement "nouvelle science". »

 

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Aujourd'hui, qu'est-ce qui te rend la plus fière concernant ton récit?

 

« Ce qui me rend fier c'est de voir comment il a évolué et comment moi j'ai évolué en terme d'écriture. J'aime aussi mettre des indices sur la suite bien cachées au début, des petits détails anodins qu'on comprend qu'en relisant une fois qu'on sait, ou des références. Et je suis fière de voir les gens fouiller ou alors simplement se laisser porter et réagir ou ressentir ce que je voulais partager dans certains passages ♥ Voir que j'arrive à transporter des lecteur/ices autant que moi j'ai pu être transportée dans des lectures c'était mon but, la raison pour laquelle je voulais écrire, et j'en suis vraiment vraiment heureuse. »

 

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Penses-tu un jour éditer cet écrit ?

 

« Alors, je pensais faire un ulule pour financer à coté le livre audio que je veux faire, etc. Mais j'aimerai énormément tenter l'édition traditionnelle aussi ! Donc je vais me renseigner et peut être faire les deux, ou me tourner vers ce qui me conviendra le mieux à ce moment là. Je n'ai pas de préférence particulière, je veux le support qui m'aidera à mettre en valeur mon récit sans devoir le changer arbitrairement pour correspondre à un marcher ou à une vision normative de la société/littérature. Je sais par exemple que je veux garder mes personnages lgbt, racisés, que je veux garder les sujets traités comme la neuro atypie ou le traumatisme, si l'édition traditionnelle me demande d'édulcorer, clairement je ne le ferai pas. Je verrais bien sur le moment, je suis ouverte aux deux, et je verrai bien ce qui me correspond ! »

 

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Pourquoi avoir fait le choix de la publier sur la plateforme de Wattpad ?

 

« Tout simplement parce que c'est intuitif, que le site est quand même joli, et que des ami.es y étaient. J'ai essayé scribay et je galère ! Wattpad j'aime beaucoup le fait qu'il y ai l'application sur téléphone aussi ! »

 

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On voit clairement que sur ton Wattpad, tu indiques qu'il s'agit du premier Tome. Sais-tu d'ores et déjà combien de Tomes contiendra "Kalies" ?

 

« Oui, il y aura normalement 3 tomes ! Mais peut être 4 pour correspondre à un motif qui est très récurrent et symbolique dans kalies, je vais voir mes coupes parce qu'il est possible qu'à 3 tomes l'un d'eux soit déséquilibré aussi ! Mais par contre pas plus de 4 ! La trame principale est déjà écrite avec les gros noeuds et points scénaristiques (même si j'ai bien quatre fins différentes pour laisser à l'histoire la liberté de glisser vers celle qui correspondra le mieux haha). »

 

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Tes personnages et leurs différences, leurs traits, sont particuliers pour toi, tu nous l'as dit précédemment. Essayes-tu de faire passer un message au travers d'eux ?

 

« Alors je n'essaie pas forcément de faire passer des messages avec seulement leurs différences. Disons que comme Kalies est un univers totalement inventé, j'essaie de le rendre vivant et crédible, et dans notre vie à nous nous rencontrons des gens différents de tout horizons, c'est ce que j'essaie de faire. Après, avoir des images de personnes issues de minorités, dont ce n'est pas l’intérêt scénaristique est important aussi je trouve. En littérature on en voit peu, les représentations lgbt ou neuroatypiques, ou de handicap physique (je parle de ce qui me concerne) sont souvent dans des romans tire larmes ou qui centrent leur histoire AUTOUR de ces traits, et je ne voulais pas ça. Ce sont juste des aspects de leur histoire, plus ou moins importants pour eux. En soit, je pense que c'est déjà un message, même si c'est quelque chose que j'essaie de ne pas utiliser pour vendre mon roman. Je ne veux pas qu'il soit conseillé à quelqu'un parce que j'ai  une héroïne bisexuelle, c'est pas ça l'important de l'histoire. C'est là, c'est présent, mais je ne veux pas que ça devienne le seul argument de vente comme je vois assez souvent, parce que je ne veux pas capitaliser sur les histoires personnelles et le vécu des gens. En plus, sachant que j'ai travaillé l'aspect géographique, socio politique de mon univers, il serait bien bancal si on avait que des personnages qui se ressembles et issus des mêmes milieux ! »

 

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Peux-tu nous parler de cette envie de créer un livre audio. Est-ce quelque chose que tu apprécies toi-même ?

 

« Avec les douleurs et les problèmes de concentration, c'est très difficile pour moi de lire en papier, les livres audio m'ont permis de dessiner en lisant, de ne pas passer mon après midi à regarder mon plafond quand j'ai trop mal pour bouger de mon lit. Et un livre audio me permettrai aussi de toucher un public qui pourrait vouloir avoir accès à Kalies mais qui ne le peut pas, avec les mots inventés ou les (rares) extraits dans une langue inventée, je n'imagine pas le calvaire des lecteur d'écran ! Au moins, en livre audio ça sera prononcé et lut correctement ! »

 

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A l'heure d'aujourd'hui, te concentres-tu uniquement sur "Kalies" ou écris-tu sur d'autres projets en même temps ?

 

« Alors à la rédaction je me concentre sur Kalies pour le moment, mais à côté je travaille sérieusement sur une aventure pirate en rapport avec mon mémoire sur la littérature d'aventure de piraterie, ainsi que sur une histoire d'horreur ! Et à côté j'ai des petits projets qui dormes et qui reçoivent quelques annotations quand une idée me vient, en attendant d'être prêts à être travaillés de manière plus approfondie. »

 

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Est-ce que tu peux nous parler un petit peu de cette aventure pirate ?

 

« Alors ! Héhéhéhé je suis bien contente d'en parler ! Il est inspiré de Peter Pan, et l'une des lectures comme quoi il serait un ange de la mort ! Mon héroïne (nommée Wendy donc) est suivie par l'ombre de Peter depuis son enfance, à sa demande. Tout démarre dans notre univers contemporain, avec ce détail fantastique, d'une Wendy, vivant sur un bateau, suivie par l'ombre d'un dénommé Peter. Jusqu'au jour où elle tombera sur un navire fort mythique, très peu moderne, celui de Jonathan Houq.

Voici grosso-modo la base du roman ! Ce n'est pas un texte pour enfant, il sera assez sombre, bien que j'aime l'humour, l'action, l'énergie. Je m'inspire aussi des légendes maritimes, légendes bretonnes, la base de Peter Pan ne sera pas une trame, il ne sera d'ailleurs jamais mentionné comme tel. Peter Pan n'étant pas dans le domaine publique, ce n'est pas une réécriture, mais plus la référence et l'inspiration qui soude le squelette de mon texte !

Je suis encore sur la trame détaillée, pas encore l'écriture, mais ça avance bien. J'aimerai, si c'est possible, le publier celui-là, comme il se travail avec mon mémoire. Quant au titre, je n'en ai pas parlé en public, mais je peux révéler cette information dans ton interview !

 

Le voici : Coerholen»

 

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Les soucis de santé dont tu nous as parlé sont handicapant pour la lecture papier, comme tu nous l'as précisé précédemment. Qu'en est-il lorsque tu écris, lorsque tu dessines ?

 

« Dessiner est plus difficile qu'écrire, car je dois être devant mon bureau ou ma tablette graphique, alors qu'Ecrire je peux le faire depuis mon lit. C'était d'ailleurs une des raisons pour lesquels je voulais investir dans un ipad-pro : dessiner depuis mon lit. Mais bon cette chose est chère mon dieu ! (ce n'est pas la question je digresse). Quand j'ai trop trop trop mal pour écrire, j'essaie de réfléchir dans ma tête en prévision des moments ou j'aurais moins mal, même si il est beaucoup plus courant que je ne puisse pas dessiner qu'écrire.

Pour lire, je dois tenir le livre ou le téléphone, donc avec les douleurs en plus de me concentrer, je dois gérer le fait que ça me fasse mal de tenir la position. Pour écrire, mon ordi sur les genoux, je n'ai que mes doigts qui bouge, ça limite beaucoup beaucoup les désagréments !

 

Quand à mes soucis de santé ils sont très nombreux. J'ai une maladie auto-immune qui attaque la thyroïde, et qui a fait que pendant deux ans ou je n'étais pas diagnostiquée et sans traitement, je n'avais plus de capacités cognitives presque. Je dormais 12h par jours et je n'avais plus de mémoire, donc impossible de lire (en étude de lettres c'est difficile, j'ai redoublé pour ça.) Ce cas là est traité, j'ai mes médicaments tous les jours pour combler le manque hormonal et ça va ! Les douleurs c'est encore compliqué parce qu'on ne sait toujours pas ce que j'ai. Mes médecins pensaient à une fibromyalgie, maintenant on part sur une spondylarthrite, mais les rendez vous ont un délais monstrueux qui fait que l'attente s'accumule. Pour le moment je n'ai pas encore de diagnostique sûr pour mes douleurs, et donc pas de traitement, d'où les difficultés d'adapter mes activités !

 

Ecrire et dessiner ne m'aide pas forcément à m'en évader parce que, même si c'est fatiguant, ce n'est pas ce qui m'impacte le plus moralement au quotidien, comme je dis, je m'y suis habituée. Par contre, ça me permet d'exprimer vraiment ce que c'est de vivre avec des handicaps, des traumatismes ou un autisme, même si ce n'est pas mentionné clairement dans mon texte. J'insuffle ces particularités à mes personnages d'un côté parce que quelle meilleure bases que ce qu'on vit ? Puis parce que ça peut me permettre de montrer les extraits pour exprimer clairement ce que je vis à ces moments là, ou tout simplement de montrer qu'on est des gens normaux avec un handicap. Comme je l'ai dit dans d'autres réponses, ça fait partie des particularités avec lesquelles on doit vivre, auxquelles on doit s'adapter, mais c'est casse pied que les livres avec des persos handi soient tous sur le handicap alors qu'on vit d'autres trucs aussi !

 

Pour ce que j'ai pu mettre en place : pour dessiner, pas grand chose. J'essaie de faire des pauses et de me reposer avant. Pour écrire, si je sens que vraiment ça ne sera pas possible physiquement, je ne le fais pas et je m'accorde le droit d'être trop fatiguée et de me reposer pour éviter d'accumuler trop. »

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Replongeons-nous un petit peu dans "Kalies". Est-ce qu'il y a une citation de ton récit qui te tient tout particulièrement à coeur ?

 

« Alors. Il y a un passage dont je suis fière :

 

« L'image de son insouciance passée la fit sourire, comme le fantôme d'une vieille amie. Ces souvenirs agréables n'étaient pas son seul réconfort : quand l'aube venait, Erin aimait contempler pendant quelques minutes, les tableaux qui se peignaient sous ses yeux : ils lui remémoraient à chaque fois cet instant anodin. Le petit jour apportait un temps de quiétude dans sa vie d'angoisse : il annonçait la fin d'une nuit de vulnérabilité, une victoire, et il la récompensait par ces célébrations ; en remerciement, elle lui offrait un sourire. »

 

Qui est un passage du chapitre 2, que je trouve très doux. Il qualifie bien Erin, tout en illustrant la vie qu'elle mène, et la mélancolie qui l'entour.

Pour une citation simple, que j'aime beaucoup, qui a énormément de sens et énormément d'impact dans le récit c'est :

« Je n'ai rien à vous dire. »

Phrase prononcée par Erin, qui a son poids et ses conséquences. »

 

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Est-ce que tu as une petite anecdote d'écriture à nous raconter ?

 

« Alors j'en ai plusieurs : Je ne voulais pas dire à mes parents que je voulais écrire pour leur faire une surprise, mais j'ai dû finir par leur parler de ce projet. J'ai la chance d'avoir des parents qui me soutiennent, et j'ai appris que mon père parlait de mes bouquins aux clients qu'il emmenait (mes parents sont ambulanciers). Il leur en parle et leur file le lien et tout c'est à la fois très mignon et très gênant !

Et j'ai aussi appris que mon cousin lisait mon livre à mon grand père qui est illettré.

 

Je n'ai pas d'anecdote propres à l'écriture même (à part peut être une de mes deux meilleures amies qui me souhaite drame et violence quand un de ses persos préférés subis ♥ F si tu passes par là tu me tues à chaque fois, stp me fait pas de mal). »

 

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A l'heure d'aujourd'hui, où imagines-tu l’autrice que tu es dans cinq ans ?

« Dans cinq ans, si mes projets vont bien je serais en doctorat et je ferais de la recherche, j'aurais fini et publié ou auto publié le premier tome de Kalies, probablement la même chose pour mon aventure pirate, et commencé ma saga d'horreur ! J'espère avoir aussi au moins participé à un zine d'illustrations d'ici là, et avoir adopté un deuxième chat pour avoir deux fois plus de carnets mâchouillés. »

Conseils

Des

As-tu des conseils, des astuces pour la publication de récits sur la plateforme Wattpad ?

 

« Des astuces pas vraiment, mais je dirai qu'il faut éviter de vouloir faire plaisir à tout le monde. Il faut écrire pour soi et si les gens râlent sur la longueur des chapitres, un passage sans trop d'action etc osef. Vous êtes les mieux placé.es pour savoir comment construire vos romans et publier sur wattpad n'enlève rien à la qualité de vos textes. »

 

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Qu'est-ce qui prime pour toi lorsque tu lis un récit ?

 

« Quelque chose de rédhibitoire pour moi : c'est les descriptions sexistes ou sexualisantes. Et ce qui me captive ce sont les descriptions, une description bien faite pose l'ambiance et permet de se situer, c'est comme un tableau ! Ça marche autant pour la description de l'environnement ou des sentiments ! »

 

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Quels sont pour toi les trois conseils les plus importants lorsqu'on écrit un récit ?

 

« Faites vous confiance.

Écrivez ce que vous aimez.

C'est normal de trouver des défauts a son premier jet ça veut dire que vous progressez. »

 

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Quels sont pour toi les conditions idéales d'écriture ?

« Une tasse de thé ou de café au lait de riz, dans le silence total ou avec musique, ça dépend de ma concentration ! J'aime beaucoup écrire dans les cafés ou les salons de thé aussi ! »

Dernier mot

Un

« Tout d'abord, merci à toi pour cette superbe interview ! Je recommande vraiment les collègues auteurices à se lancer parce que c'est vraiment une expérience géniale. 

Ensuite je dirai aux personnes qui écrivent mais qui ont peur de partager malgré l'envie, que leurs romans évolueront avec eux, que c'est normal. La correction globale sera forcément différentes des corrections chapitres par chapitres. Si vous faites beaucoup de changement, a veut dire que vous avez mûri, évolué et c'est même bon signe ! Ne vous laissez pas influencer par les auteurs qui ventent leur expérience a travers des "conseils" enrobés de mépris bien camouflé derrière un style volontairement soutenu. Si vous sentez qu'on vous prend de haut, fuyez. »

Plume

L'avis de

"Kalies" fut évidemment une agréable découverte. Je trouve cela merveilleux de créer ainsi un monde entier, un univers complet sorti d'un imaginaire. Ton travail sur ce récit est immense et malgré que nous plongions dans l'inconnu le plus total, tu réussis à nous expliquer, à nous décrire ce monde complexe. Les premières scènes peuvent souvent être difficiles à mon sens et dans ton récit, j'ai beaucoup apprécié le début. On entre directement dans un moment, sans plus de descriptions qu'il n'en faut et ainsi ne nous plongeons pas immédiatement dans un nombre incalculable de détails. Souvent, c'est ce qui peut gêner dans un univers si différent du nôtre et pourtant, de par ton écriture, tu as su emmener le lecteur sans pour autant le perdre. Au contraire, tu le captives avec ce nouveau monde que l'on veut découvrir, dont on veut en savoir plus. J'admire le travail de construction d'un tel univers et j'ai aussi énormément apprécié ta plume, ton écriture. C'est une histoire faite d'originalités, de mystères mais aussi d'émotions et de diversité. Je pense que beaucoup suivront « Kalies » et ses différents Tomes mais aussi auront hâte de découvrir un petit peu plus ce nouveau projet que tu nous as révélé !

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