Nicolas Meurillon

La Plume de

Histoire

Une

Hégémonie Galactique - Naissance d'une Valkyrie

Thriller   Science-Fiction   ❘  Autoédition avec Bookelis  ❘ Disponible sur Decitre

« Ce thriller nous propulse au 39ème siècle, dans les premiers pas de celle que l’on nommera plus tard la Valkyrie des Patrova. Après une enfance difficile en orphelinat et pas mal de sang sur les mains, Tanya Patrova rejoint le Renseignement après avoir été remarquée par le Patriarche de la Famille pour ses dons exceptionnels. C’est dans un contexte tendu de guerre commerciale entre la méga corporation pour laquelle les Patrova travaillent et une méga corporation rivale, que Tanya prend ses fonctions. Sa hiérarchie lui confie rapidement une première mission, en apparence très simple : convaincre la PDG de Rova Corp de soutenir politiquement le Patriarche. Mais une prise d’otages vient compliquer sa mission… et rapidement la capitale, d’habitude très calme, se retrouve en proie à des attentats terroristes… Entre écrans de fumée et révoltes de robots, Tanya Patrova se retrouve en première ligne pour tenter de mettre fin au chaos »

Auteur

Un

Avant toute chose, peux-tu te présenter en quelques lignes ?

 

« Je m’appelle Nicolas MEURILLON, je suis designer industriel, rôliste depuis 1991 et expatrié depuis 2006 sur Hong Kong et en Chine du sud. J’écris de la SF pour exploiter ma créativité de designer sur un autre terrain, mais aussi parce que j’adore ça, tout simplement. J’ai une approche réaliste, non-manichéenne et féministe de la SF (féministe tant que l’égalité des sexes ne sera pas pleinement effective ; et visiblement nous ne sommes pas encore assez évolués pour ça). Mon univers Hégémonie Galactique se situe dans notre galaxie et est issu d’un travail prospectif réalisé à partir de notre monde actuel. La première série de thrillers dans cet univers (dont Naissance d’une Valkyrie est le 1er tome) se déroule au 39ème siècle, et je prends le pari que vous les lirez comme vous regarderiez des films de SF. »

 

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Quelles sont tes passions dans la vie ?

 

« L’imaginaire sous de nombreuses formes : littérature, jeux de rôles, jeux vidéo, films/séries. En gros, tout ce qui m’invite à m’imprégner d’un univers ou d’une situation et à m’amuser avec, seul ou avec des amis. J’aime jongler avec des notions abstraites, trouver des idées, résoudre des problèmes de manière ludique/créative (mais tout ce qui touche aux maths ne m’intéresse pas, c’est ma limite de geek). Sinon j’aime beaucoup la musique (je suis très éclectique) ; je l’utilise pour nourrir mon imaginaire et me donner du boost. Sans créativité appliquée, imaginaire ou musique, je dépéris. »

 

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Quand est-ce que l’écriture est entrée dans ta vie ?

« Ça s’est fait par à-coups. J’ai commencé à écrire quand j’ai commencé le jeu de rôle, à l’âge de 12 ans. J’avais des idées plein la tête et c’était une autre manière de jouer avec ces idées. J’ai créé un univers de fantasy complet et j’avais commencé à écrire un premier roman, que j’ai abandonné en cours de route après plusieurs années, car je manquais de maturité et d’outils pour le développer correctement (il n’y avait pas d’outils comme Scrivener à l’époque). J’ai aussi écrit quelques fan-fictions (SF et Medfan), que je n’ai jamais publiées, car je n’étais pas (et je ne le suis toujours pas) à l’aise avec l’idée d’exploiter la création d’autres et présenter cela comme mon propre travail. Je pense que la fan-fiction est une bonne idée pour s’essayer à l’écriture, seul dans son coin, comme l’on commence à faire du vélo avec des roulettes, mais je n’aime pas l’idée de publier de la fan-fiction (de manière gratuite, et pire, payante).

Pour ces raisons (et parce que ça me faisait plaisir), je me suis ensuite concentré sur le jeu de rôle et l’écriture de scénarios (en amateur), avant de commencer mes études de design produit. Et là, entre la créativité appliquée, les jeux de rôles et la lecture (j’avais 3 heures de transport par jour, donc je lisais beaucoup), il ne restait plus aucune place pour l’écriture de quoi que ce soit d’autre. Et je n’en ressentais plus aucun besoin.

Après mes études de design, je me suis expatrié à Hong Kong et en Chine du sud où, après 2 ans, j’ai monté mon agence de design industriel avec un ami. Mais après 10 années très intenses à concevoir des produits pour des clients, sans m’en rendre compte, un vide se creusait en moi. Je n’exerçais plus que la part pragmatique et contrôlée de ma créativité. Car le métier de designer produit/industriel (qui me passionne) n’a rien d’artistique ; s’il fait appel à beaucoup de créativité et à un travail sur l’esthétique et l’ergonomie, c’est toujours de manière pragmatique et contrôlée : on crée pour une marque, pour un marché et un positionnement défini, fonction des tendances, et pour donner un avantage concurrentiel à un client ; mais l’on doit également adapter son design à des process industriels précis et le développer dans des budgets bien établis, etc… Donc, à force de concevoir des produits pour des clients et de ne plus exercer ma créativité sans contraintes (ou celles que je me choisissais), après quelques années, il me manqua quelque chose.

C’est là que je me suis dit que c’était le moment idéal pour revenir à l’écriture. C’est donc à 38 ans que je m’y suis remis. Et là, j’avais tout pour avancer. Des méthodes de créativité issues de mon métier, toute mon expérience de rôliste, mes nombreuses lectures, les bons outils pour développer et des idées plein la tête. Quand je vois sur Twitter de jeunes auteurs qui semblent avoir du mal à trouver des idées, je me dis que j’ai énormément de chance. Mon problème ne sera jamais d’avoir de bonnes idées, mais plutôt d’avoir le temps de les mener à bien avant que d’autres encore plus séduisantes ne viennent tout chambouler. Avec l’écriture, j’ai trouvé mon équilibre. Et ce, d’autant que mes deux activités de designer industriel et d’écrivain se renforcent mutuellement. L’exercice de ma créativité à travers mon métier de designer et ma passion pour l’écriture m’apportent un équilibre et la joie de vivre, tout simplement. »

 

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Peux-tu nous parler d’un seul et unique récit qui te tient particulièrement à cœur ?

« J’imagine que beaucoup d’auteurs de l’imaginaire choisiraient le “Seigneur Des Anneaux” de J.R.R Tolkien (que j’avais littéralement dévoré en 6ème), mais pas moi (j’avais aimé le roman, malgré un style élégant, mais lourd, ce qui ne m’avait pas empêché de ressentir un vrai vide à la fin en quittant les personnages).

Ce n’est même pas un récit entier qui me tient le plus à cœur, mais une scène. Ou plutôt le souvenir d’une scène, car tout ça est plutôt diffus, maintenant (j’avais 12 ans et j’en ai 41 aujourd’hui). La scène est tirée de l’épée de Shannara (de l’excellent Terry Brooks). Il s’agit du moment ou Shea Shannara et son frère comprennent qu’ils doivent quitter leur maison pour échapper à une créature (un émissaire du roi sorcier, si je ne dis pas de bêtise) venue les tuer. Je me rappelle très bien avoir adoré l’ambiance que l’auteur avait su créer, cette sensation d’être dans le roman, de m’imaginer parfaitement la scène, en sentir l’excitation, imaginer ce que je ferais à leur place, ce que j’emporterais dans ma fuite, ce que je laisserais derrière moi, les odeurs qu’il pouvait y avoir dans la maison et dans l’air du soir lorsqu’ils prirent la fuite.

Je ne relirais jamais cette scène, de peur d’être déçu de ne pas retrouver ce frisson, cette excitation, d’abîmer ce sentiment, ce souvenir. Mais c’est en lisant cette scène que je me suis vraiment émerveillé sur le pouvoir de l’écriture, et je me souviens m’être dit : j’adorerais pouvoir un jour être capable de donner autant de plaisir à des lecteurs. Même sur une seule scène, car je sais que j’aurais donné l’envie à d’autres personnes d’écrire à leur tour. Par la suite, je me souviens avoir ressenti quelque chose de similaire, mais en version jubilatoire, avec Horris Kew et son mainate Biggar dans “La Boîte À Malice” (toujours de Terry Brooks). »

 

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Si tu devais choisir un personnage fictif dans lequel tu aimerais te glisser, qui choisirais-tu ?

« Alors, si la question sert à mieux me connaître, je répondrai en 2 temps.

Tout d’abord, le personnage fictif dont je pense être le plus proche (intellectuellement), serait le Tony Stark joué par Robert Downey Junior (car je n’ai pas lu les comics). Non pas pour ses armures d’Iron Man ou son côté hyper narcissique, mais pour son côté ingénieux et les moyens financiers et technologiques qu’il a sa disposition pour concevoir ce qu’il veut. J’aime son approche à la fois créative et pragmatique, mais aussi son sens de l’humour et son côté pince-sans-rire effronté.

 

Ensuite, je pense que j’adorerais me mettre (pour quelques semaines) dans la peau de Rincevent (les romans de notre regretté Terry Pratchett sont vraiment excellents), avec son fidèle bagage. J’adore son univers décalé, et je pense que je m’amuserais beaucoup à y mettre un peu plus le bazar (si, si, je vous assure que j’y arriverais sans problème), voire à tenter le challenge d’amener Rincevent en haut de l’échelle sociale (vu l’indécrottable flemmard incapable qu’il est, y a du pain sur la planche). Je pense que je m’amuserais comme un petit fou. »

Questions

Des

Peux-tu nous parler un petit peu de la naissance d’« Hégémonie Galactique » ?

 

« L’idée d’écrire Hégémonie Galactique : Naissance d’une Valkyrie m’est venue de manière plutôt originale (à vous de juger…). Rôliste depuis de nombreuses années, j’avais passé beaucoup de temps à travailler la personnalité, l’historique (background) et les convictions de Tanya Patrova, une jeune espionne évoluant dans un monde futuriste. Mais finalement mon départ pour Hong Kong et la Chine en 2006 m’ont empêché de faire vivre ce personnage. Au final, c’est en accumulant un peu de lassitude dans mon travail (après 10 années intenses à l’étranger) que j’ai cherché à exercer ma créativité sur un autre domaine, et en français : l’écriture.

Je ne me rappelais plus de Tanya Patrova, donc j’ai commencé par chercher sur quoi écrire. J’ai tout de suite tué dans l’œuf l’idée du type qui écrit sur son expérience d’expatrié. Pourquoi ? Eh bien, déjà car ça m’ennuyait, et puis parce que je cherchais avant tout à me divertir, à me faire plaisir. Je trouvais ça aussi trop convenu / attendu / sans originalité (je le ferai peut-être un jour, quand je voudrai me replonger dans mes souvenirs ; une idée pour mes vieux jours…).

C’est en farfouillant dans mes fichiers que je suis retombé sur le personnage de Tanya (prévue pour l’univers de jeu de rôle “Fading Suns”, qui est excellent ; je vous le conseille). Tout de suite, je me suis dit : bon, c’est ça que je veux faire : écrire sur Tanya. Bien sûr, je ne pouvais pas le faire avec ce seul personnage et je ne pouvais pas non plus reprendre l’univers de Fading Suns. Je devais donc créer un univers de toutes pièces, mais c’est comme ça que les choses ont commencé : par un simple personnage.

 

Après, j’ai défini ce que je voulais créer, mais surtout ce que je ne voulais pas. Par exemple, exit l’univers ou les personnages en pièces rapportées qui deviennent accessoires par rapport au personnage principal. Exit aussi les histoires manichéennes à la sauce Disney, dont je n’aime vraiment pas le côté politiquement correct et trop lisse qui nous est souvent imposé. Je préfère que les personnages soient vrais, qu’ils aient des opinions parfois tranchées, que leur morale (quelle qu’elle soit) dicte leur conduite, mais sans jamais tomber dans le manichéen. C’est une question de réalisme. J’aime que l’histoire ne soit pas moralisatrice, même si bien sûr les personnages peuvent être moralisateurs. Cela nous invite également, nous, lecteurs, citoyens, à nous remettre en question. Je trouve qu’il n’y a pas assez de romans qui mettent en scène ces partis pris.

Enfin, je voulais aussi qu’Hégémonie Galactique adopte un style très dynamique et réaliste, un peu comme le serait un film : avec des dialogues fouillés, des scènes d’action haletantes, et un peu d’humour. Non pas pour mettre de l’humour dans mon roman, comme pour atténuer certains aspects sombres de l’univers, mais tout simplement parce que les personnages font parfois preuve d’humour. »

 

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Pour ce roman, tu as eu l’originale idée de légender les dialogues à l’aide de parenthèses et de polices différentes mais également d’intégrer de la musique à ton roman. Peux-tu nous parler un petit peu de ces choix ?

 

« Je voulais qu’Hégémonie Galactique soit une expérience très immersive, mais que sa lecture soit intuitive et ergonomique. Par exemple en utilisant des polices de caractères différentes s’il s’agit d’un alien ou d’une I.A qui parle. Je voulais que le lecteur ressente cette différence, que cet aspect visuel amène le lecteur à inconsciemment imaginer un phrasé légèrement différent, des accents qui font tendre l’oreille, ce genre de choses. Et donner aussi l’impression au lecteur que les personnages n’interagissent plus seulement entre humains et animaux, mais également avec des robots, des I.A, des aliens, et que si tout cela est très normal pour les personnages, cela n’en reste pas moins différent et exotique pour nous, Terriens du 21ème siècle. Bien sûr, il fallait que le système reste ergonomique et ne ressemble pas à un patchwork bigarré de polices et effets en tous genres, ce qui serait détestable et impossible à lire.

 

Pour les parenthèses avec les initiales du personnage en fin de dialogue, je savais que certains passages pourraient impliquer pas mal de protagonistes, et afin de ne pas alourdir le récit avec des “dit untel”, “répondit untel” trop fréquemment, j’ai cherché un système qui permette au lecteur de toujours pouvoir vérifier qui parle (s’il le souhaite). Je savais que mettre les initiales ou le nom du personnage en début de dialogue (comme une pièce de théâtre) serait très difficile à lire, car lisant de gauche à droite, notre cerveau nous “force”, par habitude, à lire ce qui se passe au début de chaque dialogue. Tandis qu’en fin de dialogue il était facile de ne pas lire les initiales, sauf lorsque l’on en ressentait le besoin. J’ai testé le système auprès de pas mal de lecteurs/lectrices, ça leur a plu, je l’ai gardé.

 

En ce qui concerne la musique, cela fait partie de mon process d’écriture, tout simplement. J’écris toujours en musique (et je lis également en musique). Je la choisis en fonction de l’ambiance que je souhaite créer. La musique m’inspire et me permet de rester dans le ton. Du coup, j’écris comme si je construisais un film, en l’imaginant dans ma tête, sa bande originale dans les oreilles. Alors comme je prends beaucoup de soin à choisir celle-ci en fonction des différentes parties de mes chapitres (il y a entre 1 et 5 musiques différentes selon les chapitres), je me suis dit que ce serait sympa de permettre au lecteur de me lire avec cette même musique (en mode immersion totale). Pour cela, j’ai utilisé des liens Spotify et des QR codes intégrés aux chapitres du roman papier, afin que le lecteur puisse utiliser son smartphone pour une écoute en toute simplicité. Pour la version Ebook, ce sont des liens cliquables intégrés aux chapitres. J’ai choisi ce système, car je sais que tout le monde n’aime pas lire en musique et qu’il a le mérite de ne pas être intrusif (et de respecter tous les droits d’auteur, ce qui est essentiel). »

 

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Comment s’est déroulée l’écriture de ce premier Tome, « Naissance d’une Valkyrie » ?

 

« Ça a été très intense, jouissif même ! Malgré le fait d’avoir beaucoup travaillé l’univers, il manquait toujours quelque chose ou des précisions, mais cela n’a fait que renforcer ma capacité à écrire. Plus j’avançais, plus tout prenait vie, qu’il s’agisse de l’univers ou des personnages.

 

J’ai imaginé une évolution possible de notre société, en partant de la situation géopolitique, économique et sociale de la Terre, jusqu’à arriver, à force d’itérations, au 39ème siècle, période qui me paraissait la plus intéressante pour mettre en scène Hégémonie Galactique. Je dois dire que mon expérience de designer industriel et mon passé de rôliste m’ont beaucoup aidé dans cette entreprise.

J’ai travaillé avec un logiciel de chronologie (Aeon Timeline) pour être certain que les dates données soient correctes, mais surtout pour me permettre d’écrire les autres tomes sur de bonnes bases et enrichir ma chronologie sans risque d’erreurs. Je suis même allé jusqu’à minuter chaque scène, pour être sûr que le temps du récit s’écoule de manière réaliste (et éviter que le lecteur puisse se dire : euh, ils ont le temps de faire tout ça ? Ou au contraire : bon, ils lambinent, là).

 

J’ai également travaillé avec un logiciel d’écriture professionnel (Scrivener, mais Ulysse est aussi très bon) pour constituer ma base de données avec toutes mes recherches (histoire, biologie, économie, technologie, mythologie, etc.). J’ai créé tous les personnages principaux avec le même souci de détail que le personnage principal. De là, j’ai pu commencer à écrire mon roman avec tous les bons outils à disposition.

Je n’ai pas préparé de scénario ultra-précis, j’ai préféré faire vivre la première histoire en commençant par créer un climat de tension commerciale et militaire entre 2 grandes puissances (situation de départ), puis imaginer ce que feraient les personnages et les forces en présence en me basant sur ce qu’ils étaient et ce qu’il était logique qu’ils souhaitent faire. J’ai donc fonctionné de manière holistique, en prenant le point de vue de tous les personnages. Et plutôt que d’arranger l’histoire avec des évènements qui me facilitaient l’écriture, j’ai préféré laisser le soin à chacun de “trouver par lui-même” (ou non…) des solutions, en me mettant dans ses chaussures. Et bien sûr j’ai ajouté des évènements indépendants de la volonté des personnages. J’y ai également ajouté un peu de hasard (comme dans la vraie vie).

 

Dans l’ensemble, ça a été long et très exigeant (d’autant que je suis perfectionniste), mais j’ai pris beaucoup de plaisir à écrire, et même à me relire (avouez que c'est particulièrement paradoxal, puisque je connais l'histoire). Je suis d’ailleurs convaincu (pour des livres qui ne traitent pas de sujets professionnels) que l’absence de plaisir lors de l’écriture nuit grandement au plaisir du lecteur. Je n’ai eu donc aucun scrupule à me poser 2 règles : être exigeant avec ce que je fais, mais toujours selon mes propres contraintes ; et prendre du plaisir à le faire, ou alors passer à autre chose sans amertume. »

 

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Nous suivons l’histoire d’une femme, Tanya Patrova, que l’on voit grandir dans ce monde bien différent du nôtre. Peux-tu nous parler d’elle ainsi que de la création de ce personnage ?

 

« Tanya Patrova est un personnage très complexe à plusieurs niveaux, mais qui n’agit pas comme le feraient d’autres personnages jugés complexes ou torturés. Tanya est dans l’adaptation permanente, selon ses fantaisies. Elle est tantôt introvertie, tantôt extravertie selon ses humeurs, mais elle a toujours une volonté de fer. Lorsqu’elle a décidé quelque chose, rien ne l’arrête et elle n’a peur de rien, ou presque ; et elle a toujours pas mal de coups d’avance sur tout le monde. Mais il ne faut pas se tromper, Tanya n’est pas le portrait d’une femme forte et indépendante, comme l’est par exemple sa mère, Orianna. Non, Tanya est bien plus que cela, et pour bien la comprendre il faut intégrer le fait qu’elle n’est 100% humaine qu’en apparence.

 

Dans le tome 1, on apprend rapidement que Tanya est une création hybride illégale, mais à première vue (et selon des examens standards) elle a juste un ADN humain purifié de toute tare génétique, comme pas mal de monde. Ce n’est qu’en l’examinant de manière minutieuse et avec des spécialistes en génétique qui savent où chercher, qu’on réalise que l’on a affaire à un être incroyablement complexe et dangereux. Plus tard dans le roman, Tanya apprend qu’elle possède non pas juste un code ADN humain modifié, mais également 5 ADN aliens COMPLETS et DISTINCTS (plutôt que quelques séquences clés). En fait, ce que Tanya fait, c’est combiner et recombiner la somme de ses ADN en permanence, fonction de ses besoins. Ainsi, Tanya est capable de se déplacer extrêmement vite, comme le font les Cardonniens, de savoir si on lui ment, grâce à un instinct infaillible (comme celui des Tamalides), pour ne citer que quelques exemples.

Alors on pourrait se dire que ça doit être une femme torturée, tiraillée entre plusieurs états d’esprit, évoluant dans un certain mal-être, une confusion entre ses différents états et modes de pensées. Eh bien pas du tout, car Tanya réfléchit également comme une Vlas’ue (prononcez Vlasse ou), l’espèce alien la plus intelligente et logique de la galaxie. En conséquence, c’est une personne extrêmement logique, intelligente, machiavélique même, et qui est capable de traiter énormément de données très rapidement (sans cybernétique). Donc, pour elle, avoir beaucoup de paramètres à gérer ou de lourdes questions existentielles ne sont jamais un problème. Elle gère tout ça de manière très simple, ce qui est assez déconcertant. La complexité pour Tanya, c’est plutôt d’arriver à paraître normale/banale aux yeux des autres.

 

Au tout début de la création du personnage de Tanya, c’était une femme sombre, froide, mélancolique et colérique, car elle n’était plus qu’un cerveau dans un corps cybernétique de pointe. On lui avait volé son corps, et en conséquence elle ne pourrait jamais avoir d’enfants. Mais Tanya a beaucoup évolué, entre un simple personnage de jeu de rôle et un personnage de roman. Je la préfère de beaucoup maintenant, car elle est toujours pleine de surprises.

 

Petit détail, comme j’écris toujours en musique, je peux vous dire que Tanya Patrova (dans sa version romancée) est née sur la musique de Thomas Bergersen (Ocean Princess, de l’album Illusions). Musique que vous retrouvez bien sûr dans le chapitre 3 de Naissance d’une Valkyrie, pendant les années d’entraînement que Tanya s’est imposé avant de devenir la femme dangereuse qu’elle est aujourd’hui. »

 

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Peux-tu nous parler un petit peu de ce choix d’écrire de la Science-Fiction ?

 

« Pour tout dire, j’ai un rapport assez compliqué avec la SF. Quand j’étais gamin, j’adorais Star Wars (mais pas Star Trek, na !) et puis, en grandissant, j’ai trouvé ça de moins en moins bien. Mais j’aime toujours ce côté “dans le futur, on pourrait…”, je trouve ça fascinant quand ça a l'air plausible. Sans toutefois tomber dans la Science pure, car il faut que ça reste de la fiction. J’ai par exemple adoré le film Passengers (si on fait abstraction du côté débile de faire dormir absolument tout le monde dans un vaisseau, au lieu de faire des décennies de service, par roulement).

 

La SF a d’ailleurs un avantage sur la fantasy (que j’adore aussi), puisque l’on peut se dire facilement : si je devais faire un bond dans le temps au 39ème siècle, je pourrais sans doute vivre ça. Tandis que pour de la fantasy, même avec un hypothétique bond dans le temps, je n’aurais jamais de pouvoirs magiques…

Donc je n’aime pas que la SF parte du principe : “Bah, on s’en fout de ce qui est théoriquement faisable / probable. Tant que c’est fun et exotique, ça suffit, non ?”. Je trouve que ça détruit le côté immersif de l’histoire et de l’univers.

Et puis mon métier de designer industriel me force à penser pour l’humain / l’utilisateur / les marchés / l’environnement en permanence, donc la SF est pour moi quelque chose de très intéressant pour cela. C’est une gymnastique, il y a énormément de choses à faire, à penser pour créer un univers “réaliste”, crédible et très vivant.

Enfin, la SF permet de s’interroger sur notre société, ce qui est profondément ancré en nous, humains ; notre façon de penser et changer notre environnement. La SF peut être de l’anticipation, mais également porter un regard critique / éclairé sur notre présent. C’est ce qui me fascine le plus avec la SF. »

 

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Naissance d’une Valkyrie c’est de la SF, mais on y trouve également une romance imprévisible. Peux-tu nous en parler un petit peu ?

 

« C’est un thriller, ce n’est ni une romance ni un récit humoristique, mais je tiens à fournir à mes personnages une vie qui leur est propre. Ils y ont leurs coups de gueule, ont parfois un certain sens de l’humour, et bien sûr ils ont besoin d’amour et tendresse, comme tout un chacun. Donc naturellement, la romance y trouve aussi sa place. Et celle entre Tanya et de Katarina n’était pas du tout prévue au programme. Au début, je me suis dit que Tanya allait tirer avantage de la situation, exploitant le penchant pour les femmes de Katarina. Mais finalement, ça s’est transformé tout seul en un coup de foudre aux proportions épiques. Ça a été une vraie surprise pour moi, comme si les personnages avaient pris vie et commençaient à m’échapper, améliorant ce que j’avais initialement prévu. En plus ça donnait encore plus de profondeur aux personnages et au récit. Donc je n’ai pas hésité à laisser faire mes personnages. »

 

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À l’heure d’aujourd’hui, l’écriture de la saga « Hégémonie Galactique » se poursuit intensivement. Sais-tu d’ores et déjà combien de Tomes elle contiendra ?

 

« Effectivement, le tome 2 est déjà très avancé, mais non, je n’ai aucune idée sur le nombre de tomes que comprendra cette saga. La seule limite que je me suis fixée, c’est d’arrêter selon ce qui survient le plus tôt : ne plus prendre de plaisir à écrire dans cet univers, ou ne plus avoir de choses intéressantes à y faire vivre aux lecteurs. Ça pourrait être une dizaine de tomes, ou plus, je n’en sais rien encore. Je pense par contre qu’il y a aura des arcs narratifs distincts qui se dessineront, par exemple : ce qui a démarré avec le 1er tome se continuera dans le second tome (qui démarrera à peine quelques minutes après la fin du 1er), et il y aura sans doute un troisième tome pour conclure ; donc une première trilogie. Mais ce n’est pas un objectif, car si cela prend trop de place, eh bien cela se transformera en quadrilogie ou pentalogie. Peu importe le nombre, je pense. L’important, c’est que l’histoire et les personnages nous fassent vibrer (moi y compris). Et c’est l’avantage d’être en autoédition, si je juge qu’une quadrilogie est plus compatible avec l’histoire que je veux raconter, je n’ai personne pour me dire : non, c’est mieux commercialement parlant avec une trilogie ou une pentalogie. Pour me guider, je ne me fie qu’à la qualité du chemin parcouru, si c’est vivant, haletant, prenant, touchant et sans période de creux, alors je continue sans me soucier du nombre de pages ou de tomes. »

 

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Est-ce que tu peux nous parler brièvement et nous révéler éventuellement quelque chose sur ce qui nous attend pour le second Tome ?

 

« Oui, bien sûr. Tout d’abord, il y a aura du voyage spatial et tout ce que ça implique, car le 1er tome se déroulait exclusivement sur Rovus 4. Dans le tome 2, vous participerez à une course contre la montre de Rovus 4 à Rovus 3 à bord de l’Harbinger (un croiseur Patrova à la pointe de la technologie), suivie d’une infiltration à haut risque. Plus tard, vous aborderez un vaisseau scientifique d’Oméga Corp (et son escorte militaire) aux abords du système Néruda. Et enfin, vous partirez pour un voyage diplomatique d’importance stratégique sur Séldoria 5, car les Patrova ont besoin de plus de dernium pour leurs vaisseaux à cause du conflit qui s’apprête à éclater. Enfin, vous pourrez commencer à percevoir les deux côtés du voile, puisqu’à certains moments vous suivrez les actions des adversaires des Patrova, ce qui ne fera que faire monter la tension encore d’un cran. »

 

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Tu nous as dit que ton métier de Designer Industriel avait pu t’aider pour « Hégémonie Galactique », peux-tu nous en parler davantage ?

 

« J’ai un master 2 en design produit et je suis devenu designer industriel (un parcours classique). Qu’est-ce que cela veut dire (car tout le monde ne fait pas bien la différence entre les deux) ? Je ne travaille plus seulement la partie conceptuelle, esthétique/ergonomique des produits (comme un designer produit), mais je travaille également sur ses notions business (avec le marketing stratégique) et sa réalisation technique (en très étroite collaboration avec des ingénieurs et des usines) pour gérer l’impact des contraintes techniques et des coûts sur le design. Enfin, au-delà des produits, je travaille également sur le design de services annexes et l’ADN de marques, par exemple. Donc mon approche est encore plus globale. Alors, en quoi est-ce que ça m’aide pour écrire Hégémonie Galactique ou écrire de la SF ? Je pense que ce qui m’aide le plus, c’est cette déformation professionnelle qui me force naturellement à concevoir pour l’humain et à voir les choses avec le spectre le plus large possible ; partout et tout le temps.

 

Je m’explique : quand j’imagine quelque chose, un objet ou un service, je considère bien sûr l’aspect technique, mais toujours après-coup. Je m’interroge d’abord sur sa fonction et son utilisation (comment, par qui, pourquoi), et seulement ensuite sur le côté technique. Souvent je perçois facilement que des choix d’objets en SF n’ont été guidés que par une idée technique et une esthétique. Voire juste une idée technique, simplement parce que quelqu’un s’est dit : hey, ça fait différent, c’est hi-tech, cool, hein ? Ben non, si ça n’apporte rien à l’utilisateur, c’est un gadget qui n’est pas adopté par la majorité, donc ça n’a pas vocation à devenir la norme dans un univers. Ça n’est pas crédible.

 

Après cela, il y a la question du cadre légal et de l’environnement. Et quel est le business model en place ? À quoi est-ce que cela ressemble ? Et avec tous ces paramètres, comment l’objet ou le service est-il perçu, et par quelle tranche de la population ? Bref, si vous analysez ce qui vous entoure de cette façon lorsque vous imaginez un monde futuriste, il a tendance à vite devenir plutôt réaliste et immersif, car on sent que c’est fait pour nous, humains (et pareil pour les autres espèces non-humaines, bien sûr).

 

Tout ce que vous trouvez dans Hégémonie Galactique suit ce type de réflexion, ce qui demande pas mal de travail. Mais tout se fait très naturellement, et cela ne me demande pas d’effort, car c’est simplement ma façon de penser de designer industriel. Et quand bien même, impossible pour moi de mettre ça en off.

 

Prenons un exemple très court : dans une scène, il y a un événement retransmis à travers la galaxie. Donc il y a quelque chose qui permet de capturer un flux vidéo. OK, mais on est au 39ème siècle, donc ce ne sont pas des caméras telles que nous les avons aujourd’hui, mais la fonction de base restera sans doute sensiblement la même. L’idéal serait que la caméra soit mobile et autonome, ou qu’elle suive les ordres, tel un robot. Donc plus de cameramans ? Non, il y en aurait encore, mais qui géreraient des flottes de drones caméras. Ils seraient plutôt engagés pour couvrir des évènements importants et nécessitant une expertise poussée. Pour des interventions basiques, ou dans des zones dangereuses, de simples drones caméras avec I.A embarquées feraient un job tout à fait correct. Donc ça pourrait être des drones caméras miniatures auto propulsés par moteur antigravité (par exemple). Maintenant, à quoi ressemblent ces drones caméras ? Ils peuvent être invisibles pour se faire discrets (sous camouflage optique). Hmm, oui pour des caméras-espion, mais ça pose des problèmes d’ergonomie pour savoir face à quelle caméra on parle (à moins d’un canal de réalité augmentée disponible), mais également des problèmes de respect de la vie privée, puis côté cadre légal, dur de faire passer ça partout. Bref, je pourrais continuer encore un moment…

En plus, je ne crois pas un seul instant à la dématérialisation de tout, à l’absence d’objets tangibles et visibles (contrairement à Philippe Starck). Nous avons besoin de posséder, de toucher. Et nous développons un attachement parfois très fort à certains objets inanimés. Alors des objets animés qui vous parlent et que vous pouvez faire évoluer pour vous suivre toute votre vie…

Maintenant l’esthétique… Dans le travail d’illustration du tome 1 avec l’excellent Nicolas LE TUTOUR (avec qui j’ai beaucoup apprécié travailler), il avait donné une première esthétique aux drones caméras que j’avais trouvée très anxiogène, une approche typique de SF exotique (c’est mon avis). Je lui ai dit, non, ça n’est pas possible, ces objets sont censés se faire discrets, être neutres, consensuels et en aucun cas intimidants (au moins pour un usage légal / standard). Donc j’ai fait quelques sketchs rapides et nous avons retravaillé ça ensemble. Vous avez, en cliquant ici, la planche de sketchs que j'ai donné à mon illustrateur (réalisée à l’arrache).

Le côté “Dans le futur, nous mangerons des pilules et nous vivrons dans des tubes minuscules”, ça produit son effet angoissant, hyper exotique et très classique de certaines œuvres de SF, mais si on y réfléchit de manière honnête, ça n’est pas réaliste pour un sou, car nous deviendrions complètement fous. Au contraire, dans Hégémonie Galactique, tout est fait pour que chacun puisse mieux vivre, même si c’est dans l’immensité très hostile de l’espace. Et ce n’est pas par bonté, ou pour créer une utopie (je pense qu’on en est très loin), mais simplement parce que ce ne serait pas rentable sur le long terme (la notion de profit et de stabilité n’est pas près de mourir). Pour cela, on a besoin d’humains créatifs, équilibrés et capables de gérer beaucoup de choses, car les I.A et les robots ne font pas tout. Donc il faut un cadre de vie sain pour les populations.

C’est ce traitement à tous les niveaux de l’univers qui fait qu’Hégémonie Galactique est différent et apprécié, y compris par des lecteurs (et pas mal de lectrices, visiblement) qui n’aiment en général pas la SF. Les lecteurs peuvent s’émerveiller du progrès technique / usuel, et ils sentent que c’est crédible, désirable, car pensé pour eux, humains. Et quand ils perçoivent un recul social ou une technologie qui fait peur (et il y en a, car ce n’est clairement pas une utopie), ils se disent : “Oh, ça pourrait tout à fait arriver…”, ce qui rend l’ambiance encore plus immersive et intense, car crédible.

 

En conclusion, j’aurais été incapable d’écrire Hégémonie Galactique tome 1 (Naissance d'une Valkyrie) tel que je l’ai fait si je n’avais pas cette façon de penser que je dois à mon métier de designer industriel. Et puis, côté créativité c’est un sacré coup de pouce, impossible d’avoir le syndrome de la page blanche, le problème est même plutôt inverse : trop d’idées et pas assez de temps pour les réaliser. »

 

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Est-ce que tu peux nous parler de cet autre roman que tu avais commencé à écrire il y a quelques années ?

 

« C’était un roman de high-fantasy, dans un univers que j’ai créé. Mais je ne vais pas retravailler ce roman, car je trouve aujourd’hui que l’histoire n’est pas assez originale, même si j’aime les personnages et la façon dont je l’ai écrite (aux deux tiers environ). Pour bien écrire, il faut savoir parfois tuer sa création sans états d’âme.

J’ai maintenant beaucoup plus de maturité et j’ai trouvé une autre histoire à raconter qui est bien plus intéressante, mais toujours sur le même univers et avec la plupart des personnages du manuscrit d’origine. J’ai trouvé l’expérience très intéressante et cela m’a apporté un univers complet et prêt à utiliser, donc je ne regrette rien. Mais si je donne la priorité pour le moment à Hégémonie Galactique, il est certain qu’à un moment j’alternerai les deux “types d’écriture” : SF et Fantasy. »

 

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Nous savons que tu vis à Hong Kong et en Chine du Sud et nous avons quelques questions à ce sujet. Tout d’abord, est-ce que tu peux nous parler de cette ville et de ton amour pour elle ?

 

« Hong Kong c’est tout petit, mais très cosmopolite. C’est une ville avec un fort brassage culturel, car il y a beaucoup d’expatriés ici (dont pas mal de Français), mais il y a également une vraie culture Hong Kongaise et tout ça donne quelque chose de bigarré et très intéressant. Imaginez-vous une ville asiatique avec toutes ses spécificités linguistiques, culinaires et culturelles, mais où quasiment tout est facile d’accès pour un étranger (tant que vous parlez anglais). En plus, les gens sont vraiment accueillants. Par contre, c’est une ville très chère et aux loyers exorbitants. Je suis sur Hong Kong car j’y ai une agence de design industriel, et je rentre sur Zhongshan (en Chine continentale) tous les week-ends pour y retrouver ma femme. Zhongshan est également une ville agréable, car très spacieuse (surtout comparée à Hong Kong), plutôt verte et où il fait bon vivre. »

 

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La culture est différente, les habitudes et la façon de vivre aussi. N’as-tu jamais songé à t’inspirer peut-être de ce pays pour l’un de tes récits ?

 

« Si, bien sûr. Découvrir la culture m’intéresse à titre personnel (d’autant que ma femme est Chinoise). Mais écrire sur cette culture via un récit centré dessus n’est pas du tout dans mes plans. D’autant qu’il y a des tas de gens plus qualifiés que moi pour en parler.

Par contre, dans le troisième tome d’Hégémonie Galactique je compte emmener le lecteur visiter un monde sous le contrôle de GeneTech, une méga corporation humaine qui tient ses origines en Asie (Chine principalement). Je vais donc pouvoir lui faire percevoir un peu de la vision Chinoise du rapport aux traditions et à la technologie, mais ce sera toujours dans un cadre de science-fiction romancé.

 

La Chine dans son ensemble est un très bon tremplin pour la SF car la technologie est très présente dans la vie des citoyens, beaucoup plus qu’en France. Ici, tout est rapide et on paye tout par son portable depuis des années. Vous pouvez être au milieu de la campagne profonde et regarder un film en 4G sur votre téléphone sans aucun ralentissement, et vous avez la 5G dans les villes. Et ce n’est que le début, car la Chine est clairement en avance sur l’Occident sur tout ce qui touche à l’intelligence artificielle et à la génétique. Ce qui promet des choses très intéressantes pour l’avenir. D’ailleurs il y a un vrai engouement pour la SF en Chine. »

 

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Cela n’a pas été trop difficile pour toi d’éditer ainsi « Hégémonie Galactique » à distance ?

 

« Publier un roman à distance (pourvu qu’on ait les bons outils et la bonne plateforme), c’est assez simple. Et dans mon cas, vu que je maîtrisais déjà InDesign pour la mise en page, et que Bookelis a un système efficace, ça a été simple. Par contre, faire la promotion de mon roman depuis l’étranger reste très compliqué. Impossible pour moi de faire des salons, de faire des séances de dédicaces, etc… Ou alors il faut vraiment que je puisse prévoir tout ça longtemps à l’avance quand je rentre en France.

 

Donc j'adore que mes lecteurs me donnent un coup de pouce en prenant 5 minutes de leur temps pour écrire un commentaire, parfois même sur plusieurs plateformes. Ça fait très plaisir et c’est très utile.

J’apprécie également tout particulièrement cette interview qui me donne une occasion supplémentaire de me présenter aux lecteurs Français, à 10 000 kilomètres de là.

 

Je prévois d’ailleurs de faire quelques vidéos afin d’expliquer l’univers d’Hégémonie Galactique au public. J’espère même organiser un échange live avec des lecteurs Français, par exemple via une plateforme de visioconférence. Une sorte de meeting entre fans de SF, chacun dans son canapé et en toute convivialité malgré les kilomètres. Et ça pourrait être retransmis en live sur YouTube. C’est dans les cartons et j’ai tout le matériel, mais le vrai défi, c’est de trouver le temps, comme toujours. »

 

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Pour ce premier Tome, tu as choisi l’autoédition, est-ce que tu peux nous parler un petit peu de ce choix ainsi que de ton expérience de l’édition ?

 

« Pour moi ça a été une évidence pour plusieurs raisons, mais la principale, c’est que je n’accepte pas l’idée de céder mes droits pour une période illimitée. C’est un principe que je trouve écœurant, d’autant qu’en général c’est sans aucun engagement concret de la part des maisons d’édition, qu’il s’agisse de nombre de ventes ou de leurs efforts / ressources marketing mobilisés. J’ai vu pas mal d’auteurs signer des contrats (y voyant un signe de réussite / une chance incroyable) et ensuite tout faire pour récupérer leurs droits, y compris des procès. Donc je n’ai même pas cherché à contacter de maisons d’édition. Ça me prendra sans doute une bonne décennie pour être connu, mais peu importe, je n’ai pas envie de céder mes droits, car je sais la valeur de l’univers d’Hégémonie Galactique. Je prévois même de développer par la suite une bande dessinée, un jeu de rôle, et, si je le peux, faire traduire mes romans en anglais (et en conserver les droits). Et un jour, qui sait, pourquoi pas un scénario de film ? J’ai pas mal de lecteurs qui verraient tout à fait Naissance d’une Valkyrie adaptée au cinéma. Donc hors de question de céder mes droits. Je veux être seul aux commandes, même si c’est beaucoup plus compliqué.

 

Personnellement, je trouve qu’une relation correcte avec une maison d’édition serait une licence exclusive sur les droits, renouvelable tous les ans et avec un préavis à négocier. Il serait alors facile à l’auteur d’arrêter une collaboration non fructueuse, et cela contraindrait les maisons d’édition à faire de vrais efforts pour garder leurs auteurs. Ce serait aussi une bonne manière de mieux rémunérer les auteurs, avec des contrats plus justes. »

 

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Depuis quelque temps, on peut acheter des goodies « Hégémonie Galactique ». Peux-tu nous parler un petit peu de la mise en place de cette boutique en ligne ?

« J’avais cette idée qui me trottait dans la tête depuis un moment, la seule chose qui me manquait, c’était d’avoir le temps de la réaliser. Le procédé est très simple, d’autant que j’avais déjà créé tous les logos des méga corporations d’Hégémonie Galactique, donc ça a été un jeu d’enfant de tout mettre en place. En plus, je me suis bien amusé. J’ai offert à ma femme (entre autres choses) un mug noir avec la devise des Patrova en rose (version féminine) : Sang-froid, sans pitié, toujours victorieuse ; ça lui a beaucoup plu et je trouve ça marrant.

 

Alors bien sûr, je me doute que je ne vais pas vendre des quantités de goodies, d’autant que je pense qu’il n’y a que celles et ceux qui se sont aventurés dans Hégémonie Galactique qui y verront un intérêt, mais je trouvais très sympa l’idée de pouvoir prolonger l’univers, permettre à des fans de se faire plaisir et de me soutenir dans le même temps. J’ai d’ailleurs eu quelques retours de lecteurs qui étaient très contents de poser avec leur t-shirt ou leur casquette. J’ai même reçu quelques vidéos de lecteurs en plein confinement avec leurs goodies, c’était assez surréaliste et ça m’a fait très plaisir. Je partagerai ces vidéos plus tard, quand j’aurai un moment. »

 

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As-tu à l’heure d’aujourd’hui d’autres projets entourant cet univers ?

 

« Oui, mais c’est encore trop tôt pour en parler. Il faut que ça mûrisse, car l’écriture du tome 2 me prend beaucoup de temps, d’autant qu’il sera encore un peu plus conséquent que le premier (qui était déjà un beau bébé). Et je vous rappelle que j'exerce mon métier de designer industriel à temps plein. Mais promis, je reviendrai vers vous pour vous donner des nouvelles de ces autres projets quand ils seront à un stade plus avancé. »

 

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Au-delà de l’écriture de ton roman, tu as aussi enrichi ton univers avec des cartes disponibles sur ton site internet et des informations sur les Méga Corporations, entre autres. Peux-tu nous parler de la création probablement complexe de tous ces éléments ?

 

« Je l’ai fait car il m’était impossible d’écrire sans un univers suffisamment défini, qu’il s’agisse des principales forces politiques, du niveau de technologie et de la société en général, pour ne citer que ces exemples (car la liste est longue). Ensuite, au fur et à mesure de l’écriture et de la maturité de l’univers, je me suis pris au jeu, toujours plus loin. Les logos des méga corporations, une première version d’une carte de la galaxie (car je suis loin d’avoir fini) avec environ 700 systèmes de planètes comportant chacun un ou plusieurs mondes habitables (certains naturels, d’autres terraformés). Cet univers a pris vie et je le développe sans cesse, entre deux séances d’écriture, ou quand je dois faire une pause car il me manque un élément. C’est très chronophage, mais ça m’aide énormément à ancrer le récit, à me mettre dans la peau des personnages et des différentes forces en présence pour que tout s’enchaîne de manière logique et crédible. Cela permet aussi au lecteur de percevoir la profondeur de l’univers, bref, que ça ne fait pas carton-pâte. »

 

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Est-ce qu’il y a un message tout particulier que tu désirais transmettre par le biais de ton roman ?

 

« Oui, il y en a même plusieurs, mais le principal concerne l’égalité des sexes. Je trouve proprement scandaleux que cette égalité ne soit toujours pas pleinement actée. L’homme et la femme doivent être parfaitement égaux en droits et en salaires, ce qui est malheureusement très loin d’être le cas dans le monde. Les discriminations et les violences que subissent les femmes sont véritablement inacceptables et en opposition totale avec notre niveau de civilisation. C’est donc tout naturellement que, dans l’univers que je décris, cette égalité totale entre les sexes est parfaitement visible et normale.

Le second message est la perte de contrôle et d’efficacité des États face aux multinationales. On voit aujourd’hui clairement que les GAFA (pour ne citer qu’eux) ont des moyens et des sphères d’influence déjà capables de rivaliser avec certains États. Hégémonie Galactique nous place dans un univers où les multinationales ont évolué en méga corporations tentaculaires régnant sur de nombreux systèmes de planètes… Le chemin est tracé…

 

Le troisième est une chose qui me hante pour les années à venir : la montée des I.A et de la robotique. Si dans Hégémonie Galactique les peuples sont globalement heureux et nombreux, c’est uniquement car on a colonisé de nombreuses planètes. On a donc besoin de beaucoup d’humains. Et ils doivent être éduqués, créatifs, responsables, et donc sans grands motifs de se plaindre (pour ne pas dire être heureux). Ce qui implique des systèmes politiques qui peuvent être autoritaires / totalitaires, mais jamais oppressifs. Or nous ne sommes pas prêts de coloniser d’autres planètes… les I.A et les robots rendront donc inutiles beaucoup de métiers et de personnes. Dans ce cas, même si d’autres métiers émergeront certainement, le capitalisme sans aucune régulation trouvera très vite des solutions pour se débarrasser d’une tranche de la population qu’il ne trouve plus utile. Et je trouve ça plutôt effrayant.

 

Le dernier, c’est l’importance de la nature, du vivant et de l’environnement, qui sont cruciaux pour la survie à long terme. Car il ne faut pas se tromper de combat. Nous ne devons pas sauver la planète. C’est nous et la plupart des espèces qu’il faut sauver. Car en continuant tel que nous le faisons, c’est nous qui allons mourir. Pas la planète. La Terre se remettra parfaitement de tous nos mauvais traitements. Mais nous ne serons plus là. Donc arrêtons de parler de sauver la planète, ce n’est pas le bon message. L’enjeu, c’est juste notre propre survie, tout simplement. Dans mon roman, les Patrova l’ont parfaitement compris et ils prennent grand soin de leurs planètes. »

 

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As-tu une anecdote d’écriture à partager avec nous ?

 

« Je mène un combat depuis des années pour l’usage d’ « évènement », et pas « événement » (ton dramatique super ironique, le tout pour une tornade dans un verre d’eau). Je préviens d’ailleurs le lecteur en tout début d’ouvrage avec humour. Ça ne vaut pas le combat Pain au chocolat Vs Chocolatine, mais c’est mon petit truc. J’ai énormément de mal avec cette nouvelle graphie qui ne correspond pas à la façon dont on prononce le mot. Ça m’énerve, et comme je suis seul aux commandes, je fais ce que je veux et je le dis bien haut. »

Bonus

une Question d'actualité

En ces temps troublés par le virus, nous pensions qu’il était intéressant d’avoir ton témoignage depuis l’autre côté de notre chère planète. Comment cela se passe pour toi aujourd’hui, la vie reprend doucement ou est-ce encore difficile ?

« J’ai connu le confinement en Chine à partir du 23 janvier 2020, chez ma belle-famille (dans le Hunan). Du coup, j’en ai profité pour avancer un maximum sur le tome 2 d’Hégémonie Galactique (jusqu’à 12 heures/jour, parfois). J’ai même partagé une vidéo sur mon compte Youtube à ce sujet (en soutien à celles et ceux qui sont en première ligne en France, mais également à tous les confinés de France, avec quelques conseils pour mieux vivre ce confinement).

En Chine les choses se sont passées très différemment (comme à Hong Kong). Tout d’abord il y a eu rapidement des masques, d’autant qu’en temps normal, à chaque fois que quelqu’un est malade, il/elle met un masque. C’est automatique. Et les gens ont été très calmes et disciplinés. Ça n’a pas été agréable, bien sûr, mais l’angoisse n’était pas aussi forte qu’en Europe et en France, où la situation a été prise très à la légère (comme je m’y attendais dès le début, malheureusement). Ici, l’activité économique a repris relativement rapidement. Mais même si le confinement s’est terminé pour nous autour du 13 mars, encore aujourd’hui (8 avril) les gens sortent peu entre amis. Ils sortent principalement pour travailler et se ravitailler. Le retour à la normale (d’un point de vue psychologique) prendra encore un peu de temps. Mais tout va bien, ici. »

Des

Conseils

Aurais-tu quelques conseils d’écriture selon toi importants à partager avec nous ?

 

« Pour ma part, les deux points les plus importants seraient :

 

1 : Soyez exigeants avec vous-même, mais en même temps ayez confiance en vous et ne vous laissez pas abattre. L’écriture, c’est beaucoup de travail et c’est un vrai marathon. Si vous visez un succès rapide, abandonnez tout de suite, vous serez déçus. Mais si vous êtes patients et exigeants, il y a de bonnes chances que vous soyez au final très content de ce que vous aurez accompli (et vous ferez plaisir autour de vous).

 

2 : N’essayez pas de faire comme tel écrivain que vous adorez, ou comme tel roman qui vous a beaucoup plu. Partez plutôt d’une feuille blanche, sans vous soucier de ce qu’en penseront les lecteurs. Éclatez-vous plutôt à faire votre propre truc, et allez-y à fond, sans un regard en arrière. Ainsi, ce que vous écrirez prendra vie, vous correspondra et devrait être suffisamment original pour valoir le détour si vous avez été assez exigeant avec vous-même. »

 

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Quels conseils pourrais-tu partager avec nous concernant l’écriture d’un roman de SF ?

 

« Travaillez votre univers pour le rendre cohérent, unique et attractif. Nous n’avons pas besoin d’un énième Star Wars. Trouvez ce qui fait que votre univers existe par lui-même. Une fois que vous aurez ce cadre, vous aurez une fantastique machine pour y faire évoluer des personnages et raconter des histoires intéressantes. Et vous y prendrez beaucoup de plaisir (une notion pour ma part essentielle dans l’écriture). »

 

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Lorsque tu lis un récit, qu’est-ce qui est rédhibitoire pour toi ?

« Quatre choses : si c’est ennuyeux, si ça manque d’originalité, si je sens que ça ne tient pas la route d’un point de vue de la logique, et si l’auteur ne me laisse aucune prise pour me faire une idée sur les protagonistes/l’univers.

 

Je m’explique : je n’ai pas besoin d’avoir de l’action tout le temps, car j’aime aussi les passages qui me font découvrir des choses, que cela soit au niveau de l’intrigue, de l’univers ou des personnages (même sans action). Mais si je n’ai pas ce sentiment de découverte fréquente, ou de l’action, alors je m’ennuie ferme et je risque de reposer le livre.

 

Si j’ai l’impression de voir quelque chose qui est un pastiche sans originalité de quelque chose que j’ai déjà lu (si ça n’est pas mieux selon mon propre avis que l’original), alors je laisse tomber également.

 

Si je sens qu’il y a plein d’incohérences, alors je n’arrive plus à me projeter et je jette l’éponge, car je n’ai plus de plaisir à lire.

 

Enfin, si l’auteur enchaîne les noms inventés (lieux / personnages / objets / traditions / langues) sans me laisser la possibilité d’avoir un contexte ou quelque chose qui me permette de me faire une idée dessus (même brève), alors je décroche immédiatement ou je zappe. Par exemple, je ne supporte pas les préambules à la Christopher Tolkien car, malgré un style élégant, cela reste indigeste au possible. »

 

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As-tu quelques conseils à partager avec nous concernant l’autoédition ?

 

« C’est énormément de boulot d’écrire un roman, mais en autoédition c’est encore pire, donc il vaut mieux être au courant avant de se lancer. Il faut tout faire, les corrections, la mise en page, le marketing, la promo, etc. Donc je pense qu’il ne faut pas s’imposer de deadline, car cela prendra toujours plus de temps que prévu. Mais il faut par contre être régulier dans l’écriture (ou la création de l’univers), sinon vous risquez vite de vous décourager.

Enfin je pense qu’en autoédition il faut miser sur l’originalité, car on a la chance de ne pas avoir le carcan d’une ligne éditoriale. Je conseille donc plutôt aux autoédités de ne pas hésiter (sans trop en abuser non plus) à casser les codes. Les maisons d’édition ont (je trouve) tendance à préférer des récits bien plus convenus, donc autant surprendre les lecteurs. Et on aime tous ça. Je me souviens d’avoir eu une lectrice qui n’aimait pas particulièrement la SF et qui m’avait laissé un commentaire très marquant sur Amazon, me disant qu’elle avait pris une sacrée claque en lisant Naissance d’une Valkyrie. Ça fait très plaisir, et je pense que c’est ce qu’on recherche tous : quelque chose qui nous surprenne de manière positive. »

Dernier mot

Un

« J’adore recevoir des commentaires de fans de SF qui ont apprécié Naissance d’une Valkyrie et son univers (Hégémonie Galactique), qui pour beaucoup renouvelle le genre à sa manière. Mais j’avoue que j’aime encore un peu plus lire les commentaires de lecteurs (et pas mal de lectrices) qui aiment les thrillers, n’aiment pas la SF en général, et qui pourtant ont adoré mon roman. Ça fait drôle de sentir ce public qui a franchi le pas (sans doute sur des recommandations de leurs amis) et qui trouve ça très dépaysant (car situé au 39ème siècle), plein de suspense, mais également très proche de nous, humains du 21ème siècle.

 

Et ça, je sais que c’est à ma formation de designer industriel que je le dois, cette capacité à tout penser pour l’humain, quelle que soit l’époque (ou le contexte). C’est cette approche qui fait que ce que j’écris détonne un peu dans le paysage de la science-fiction classique. Donc si vous êtes fans de SF, n’hésitez pas à découvrir Hégémonie Galactique, vous verrez, ça vous changera des classiques. Et si vous n’aimez pas la SF (pour son manque de réalisme, son côté anxiogène, son approche technologique qui fait parfois peu de cas des préoccupations humaines séculaires), laissez-vous tenter par Naissance d’une Valkyrie, ça risque fort de changer votre vision de la SF. Et surtout, dites-nous ce que vous en avez pensé. »

Plume

L'avis de

Un début très attrayant qui nous emporte rapidement dans un univers qu’il nous faut apprendre à maîtriser. On entre directement dans une scène qui nous apporte les premiers éléments dont nous avons besoin pour débuter ce voyage dans le futur sans pour autant nous ensevelir sous une quantité astronomique de détails. J'ai vraiment apprécié ma façon de débuter cette aventure !

 

Un univers bien ficelé, cohérent et réaliste. Nombreuses sont les descriptions qui permettent ainsi de s’immerger et de visualiser les scènes que nous propose l’auteur. J’ai rapidement eu un grand intérêt pour Tanya qui est un personnage complexe mais dont la psychologie est très intéressante. Elle est attachante, déterminée parfois même effrayante mais je ne pense pas qu’elle puisse laisser indifférent. D’enfant exceptionnelle à femme impitoyable, elle est le produit même de ce futur et au travers de ses yeux, on entre dans sa dure réalité. L’intrigue est complexe mais le suspense nous tient en haleine d’un bout à l’autre et les scènes s’enchaînent sans laisser de place à l’ennui.

 

Je porterais un petit bémol au sujet des initiales présentes sur les dialogues qui personnellement, ont pu me sortir un petit peu de mon immersion dans l’histoire, principalement au début. Ceci étant, ce fut une gêne relativement passagère puisque mon esprit a fait abstraction par la suite de ces dernières.

 

Ce qui est plaisant avec « Hégémonie Galactique » c’est cet univers complet. On sent dans notre lecture l’aboutissement de ce monde dans ses moindres détails. Si on est curieux, davantage d’informations sont disponibles sur le site internet de l’auteur, nous permettant ainsi de visualiser encore davantage ce trente-neuvième siècle. L’originalité est aussi dans la musique puisque nous avons le plaisir de pouvoir lire avec une playlist composée par l’auteur. Une manière très judicieuse de nous immerger encore davantage ! Les amateurs de SF et les lecteurs en quête d’une nouvelle aventure pourront être conquis par ce voyage au trente-neuvième siècle qui leur réserve bien des surprises !

Nicolas Meurillon

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« Hégémonie Galactique »

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