Drake Chainsaw

La Plume de

Histoires

Des

Une Histoire de Secte

Fantastique   Angoisse  ❘  +16  ❘  Disponible sur Wattpad

 

« Tout commence avec Stanley, un jeune homme qui prend un nouveau départ après sa sortie de l'hôpital psychiatrique. Quelque temps plus tard, il rencontre Chuck, un adolescent qui tente d'échapper à la secte au sein de laquelle il a grandi, et il lui vient en aide du mieux qu'il peut. Malheureusement, il va attirer l'attention de ladite secte sur lui et sur ses facultés de médium, qui lui attirent bien des ennuis depuis son adolescence. »

Mémoires Blanches

Fantastique   Angoisse  ❘  Nouvelle  ❘   +16  ❘  Disponible sur Wattpad

 

« Une histoire de secte en est en quelque sorte la préquelle, puisqu'en fait, Mémoires blanches a été publiée sur Internet avant. MB se passe des années après HS (cette abréviation est bien trop drôle). Stanley retourne sur les lieux de son hospitalisation pour les découvrir abandonnés et encore plus hantés que lorsqu'il les a quittés. La nouvelle s'ouvre alors qu'il est prisonnier de l'hôpital, qui joue un jeu malsain avec lui. »

Auteure

Une

Quand est-ce que l’écriture est entrée dans ta vie ?
 

« L'écriture est entrée dans ma vie de façon assez classique : gamine, je lisais beaucoup, et dès que j'ai su tenir un stylo, j'ai entrepris de réécrire les histoires pour enfants que je connaissais. Il m'est arrivé d'en modifier la fin, le point de vue... C'était de la fanfiction, en fait ! J'ai fini par tenter d'inventer mes propres histoires, avec plus ou moins de succès. Elles étaient bourrées d'animaux. J'ai notamment souvenir de l'histoire d'un tamanoir qui découvrait le Kansas ! C'était tout mignon, très éloigné de ce que j'écris maintenant... J'ai eu ma phase "histoires de chevaux" un peu plus tard, frustrée de trouver des romans jeunesse sur l'équitation et non sur les chevaux en tant que personnages. Je ne comprenais pas pourquoi les auteurs ne s'intéressaient qu'aux humains ! "Vous nous parlez d'animaux, oui ou non ?" Puis il y a eu ma période fantasy, et j'ai fini par atterrir dans le fantastique et l'horreur il y a maintenant dix ans. »
 

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Qu’est-ce que représente l’écriture aujourd’hui pour toi, dans ta vie ?


« J'ai un rapport viscéral à l'écriture. C'est un énorme défouloir. J'ai appris à réprimer mes ressentis négatifs pendant mon enfance, mais il faut bien que ça sorte quand même. Écrire m'aide, entre autres, à ne pas retourner ma colère contre moi-même. C'est clairement le pilier de ma santé mentale, c'est mon équilibre. J'ai besoin de ça pour tenir le coup. J'ai besoin de passer du temps dans mon univers, avec mes personnages. Autant dire que j'accorde une place importante à cette activité, même quand je n'écris pas. Et puis, j'adore ça ! »
 

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Hormis l’écriture, as-tu d’autres passions ?
 

« Cela va sans dire, mais : je lis beaucoup. J'ai aussi récemment repris le dessin - pour dessiner mes personnages, mais pas que ! Mais mon activité de dessinatrice est beaucoup moins régulière que l'écriture. J'ai tendance à fonctionner par gros pics de créativité. Je vais parfois dessiner non-stop pendant une semaine, puis reprendre plus tard, et ce mode de fonctionnement tend à me réserver des surprises. C'est parfois comme si mon cerveau progressait tout seul, sans que j'aie à pratiquer ; résultat, des croquis plutôt réussis sortent de nulle part, comme ça ! (Il m'arrive aussi de sortir de grosses bouses, ne vous inquiétez pas !) Je suis une créatrice assez spontanée, dans l'ensemble. Sinon, j'écoute de la musique. Tous les jours, partout, tout le temps, ou presque. C'est une grosse source d'inspiration ! »
 

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Imaginons un petit instant qu’une malédiction s’abatte sur nos têtes et que tu sois dans l’obligation de ne choisir qu’un seul et unique livre pour le reste de tes jours, lequel se serait ?
 

« Ouh là, la question qui tue... Bon, je me facilite un peu la tâche, mais ma réponse est honnête : les livres que j'ai lus sont dans ma mémoire et m'ont beaucoup apporté, ont parfois façonné la personne que je suis, d'une certaine façon, alors ils ne peuvent pas être réellement perdus - en tout cas pour les meilleurs ! Donc, quitte à garder un seul livre, j'en prendrais un nouveau ! Puis je le lirais, le laisserais, en prendrais un autre et ainsi de suite ! »
 

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Admettons maintenant que je sois en possession d’une baguette magique, au travers de quel personnage de romans t’imaginerais-tu le mieux ?
 

« Sans hésiter, Spud de la saga Trainspotting. Bon, pas pour la drogue, je tiens à le préciser au cas où on me poserait la question, je vous vois ! - mais pour le côté profondément gentil du personnage. Comme lui, j'ai du mal à évoluer dans le monde où j'ai atterri, je ne comprends pas pourquoi les gens se font autant de mal les uns aux autres, et il m'est extrêmement difficile d'exprimer mon point de vue, souvent en décalage total avec les autres, la situation ou les deux. En résumé : Spud et moi, on est deux bisounours inadaptés ! »
 

Questions

Des

Parlons tout d’abord de ton récit « Une histoire de secte ». Comment t’es venue l’idée d’écrire de récit ?
 

« L'idée de ce récit m'est tombé dessus. J'avais déjà le personnage de Stanley en tête, mais je ne connaissais pas encore son histoire. A 12 ans, quand j'ai vu Les Griffes de la Nuit pour la première fois, j'ai voulu créer un monstre du même genre, une personne qui en terroriserait et tuerait d'autres. Le premier titre d'Une histoire de secte, c'était Scarlet Scythe. J'avais imaginé une jeune femme qui était en réalité la Mort et qu'une secte vénérait. Seul souci : Allison, la sœur de cette jeune femme - Scarlet donc - a fait irruption dans mon esprit et l'a complètement éclipsée. Elle était charismatique, violente et dépourvue de sens moral, une vraie méchante. Elle a évolué au fil des ans, s'est étoffée pour devenir plus intéressante qu'une simple figure du mal absolu, mais j'essaie quand même de la rendre effrayante. Plus un méchant est flippant, plus il me marque. Finalement, et à ma grande surprise, j'ai pu conserver l'esprit de l'histoire que j'ai écrite alors que j'avais 14 ans et la retravailler, pour qu'elle me corresponde plus, et pour qu'elle soit meilleure. Et il y avait du boulot. J'ai longtemps cru que je ne pourrais jamais en faire quelque chose de potable ! Mais je n'ai pas pu passer à autre chose. Il fallait que je la raconte, cette histoire... même si personne ne la lisait ! »
 

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Est-ce que tu peux nous parler un petit peu de Stan ?
 

« Stanley Ellington m'accompagne depuis maintenant onze ans. Il s'est appelé Connor Callins pendant peut-être un ou deux ans. Ce nom est souvent apparu dans les copies d'expression écrite que je rendais au collège ! Je ne sais plus pourquoi j'ai décidé de l'appeler Stanley... Ah si ! En fait, utiliser le nom de Connor alors qu'il avait déjà servi dans d'autres histoires me gênait. Ce n'était déjà plus le même personnage, pour moi, malgré leur "parenté" - Connor est inspiré d'un personnage de série, celle qui m'a fait tenir le coup pendant mon année de sixième, mais je ne vous dirai pas laquelle ni quel protagoniste, c'est un secret entre Stanley et moi !
Stanley a pas mal évolué, lui aussi, en une décennie, ce qui n'a rien d'étonnant, mais la base est restée la même. Il est gentil, sensible et complètement paumé. La principale chose que j'ignorais de lui au départ, c'était sa transidentité - je n'y étais pas du tout sensibilisée pendant mon adolescence, ce qui me fait pousser de longs soupirs de lassitude aujourd'hui. Sinon, il a eu une vie plutôt dure : un gros traumatisme lié au surnaturel à 14 ans, qui a réveillé son don de médium ; mis à la porte par son père à ses 19 ans ; interné en psychiatrie de ses 24 à ses 28 ans, pas non-stop mais presque. C'est sa nouvelle psychiatre, Roxanne, qui l'a sorti de là... après qu'ils ont entamé une relation médecin-patient absolument contraire à la déontologie. »

 

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C’est un personnage qui souffre, qui est atteint de maladies entre autre. Pourquoi ce choix ?
 

« Commençons par le plus simple : les recherches, j'en ai fait des tonnes dès le départ. A 14 ans, regarder des documentaires sur les hôpitaux psychiatriques sur YouTube, ce n'est probablement pas l'occupation la plus saine, d'autant que j'étais habitée par la peur curieuse d'être un jour psychiatrisée parce que j'étais persuadée d'être dingue. Je savais ce qu'était l'anorexie, cela faisait partie des choses dont on nous parlait au collège. J'étais moins renseignée sur le reste, mais j'ai accumulé des connaissances là-dessus avant la réécriture pour une raison toute simple : j'étais malade moi-même et je voulais savoir ce que j'avais. C'est comme ça que j'ai su que ce qu'avait Stan était bien une dépression. Et des troubles anxieux aussi, évidemment.
J'ai appris qu'il était autiste lorsque j'ai su que je l'étais peut-être moi-même. Pour moi, ça faisait parfaitement sens, c'était cohérent avec sa personnalité. Et si je peux en plus ajouter ma pierre à l'édifice de la représentation, c'est tant mieux !
Je crois que s'il a des problèmes de santé mentale, c'est parce que j'en ai aussi. Stan est une part de moi. Et je ne pouvais pas envisager mon personnage principal autrement, je n'aurais pas pu extérioriser autant de choses si Stanley avait été différent. L'écriture, c'est une thérapie, pour moi comme pour plein d'autres auteurs. D'où le fait que cette histoire soit dure, et l'avertissement placé au début au cas où les personnes sensibles souhaiteraient savoir où elles mettent les pieds. Il est important pour moi de savoir que je peux me défouler sans faire de mal à qui que ce soit. »

 

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Peux-tu nous parler un petit peu de Roxanne ?
 

« Roxanne Carault est psychiatre. Sa "V1", si je peux dire, était altruiste et extrêmement dévouée à ses patients. En réécrivant l'histoire, j'ai complexifié un peu la chose. Elle est plus ou moins engagée dans tout un tas de causes, très importantes d'ailleurs, mais n'est pas absolument désintéressée. Elle cherche à devenir la meilleure personne possible en s'effaçant devant ce qui lui semble plus important que ses propres intérêts. Quant à sa relation avec ses patients... comme je disais, elle entretient une relation particulière avec Stanley, qu'elle avait à sa charge à l'hôpital. Elle considère que si Stan va mieux, c'est entièrement grâce à elle, mais que sa seule erreur a été de coucher avec lui. Elle aime trouver son "patient spécial" qu'elle guérira toute seule, à la force de son travail de psychiatre. Sa "Galatée", comme elle dit. Elle n'est pas vraiment consciente de tous les efforts que les malades font eux-mêmes. Quant aux autres médecins, elle les méprise, parfois à tort, parfois à raison - l'incompétence l'horripile au plus au point et elle est aussi exigeante avec son équipe qu'avec elle-même.
Elle a eu une vie compliquée, elle aussi. Elle est divorcée d'un homme qui la battait et s'entend mal avec sa famille, hormis sa nièce, probablement en partie parce qu'elle sent qu'elle peut la "sauver" de ses parents toxiques. En gros, Rox a un complexe du sauveur plutôt prononcé. Elle me permet d'exorciser le mien - j'ai souvent eu tendance à tout faire pour certaines personnes, allant jusqu'à négliger mon propre bien-être et à m'embourber dans des amitiés à sens unique et des relations toxiques. Mais je progresse ! Je propose mon aide quand on m'appelle et si les gens veulent régler leurs soucis seuls, je les laisse faire. Roxanne devrait apprendre à le faire aussi, et pas uniquement quand elle n'ose pas intervenir. J'avais aussi envie de parler de ça, du fait que tu peux vouloir aider ou t'interposer entre l'oppresseur et l'opprimé, mais que le blocage est là et contribue à perpétuer l'oppression. En bref : ce n'est pas avec un complexe du sauveur que tu vas aider les gens comme il faut, ni quand il faut. Il faut apprendre à se mettre à la place des autres et développer son empathie. En tout cas, c'est comme ça que je vois les choses. »

 

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L’un des thèmes de ton récit est celui de la médiumnité. Pourquoi l’envie d’écrire à ce sujet ?
 

« Je suis fascinée par le surnaturel depuis l'enfance, comme beaucoup de personnes. J'adore les histoires de fantômes, le fantastique, et la possibilité que des personnes puissent être en contact avec un autre monde m'a travaillée pendant une bonne partie de ma jeunesse. Maintenant ? Disons que je suis plus cartésienne, mais que je n'exclus pas l'éventualité du paranormal. J'ai parfois assisté à des choses étranges, dans mon adolescence notamment, et je cherche encore les réponses à certaines questions. Celles que j'ai actuellement ne sont pas rationnelles et pour mon esprit scientifique, c'est frustrant ! Par contre, la part de moi la plus imaginative s'en donne à cœur joie.
Ce qui est super aussi, avec le thème de la médiumnité, c'est que je pouvais parler d'empathie. J'ai toujours été une éponge à émotions et au quotidien, ce n'est pas la chose la plus facile à gérer, surtout quand tu as l'impression d'être la seule à être sensible à ce point. Avec Stan, j'ai poussé la chose à l'extrême. L'avantage qu'il a sur moi, en revanche, c'est qu'il sait quand les gens mentent - et ce, depuis sa création. A mon avis, c'est parce que je me suis fait avoir pendant des années, dans le cadre scolaire surtout. J'aurais aimé savoir quand les gens étaient sincèrement gentils avec moi, et quand ils se moquaient de moi. J'ai développé une méfiance énorme à l'égard des autres, mais en même temps, j'avais envie de croire que la gentillesse existait. Savoir que Stanley sait quelles personnes sont gentilles et sincères, et donc que la bonté est là, m'aide à tenir dans un monde où je ne me suis jamais sentie à ma place. »

 

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Où en es-tu actuellement dans l’écriture de ce récit ?
 

« Ah, une autre question qui tue ! La V1 faisait 45 chapitres. Là, je suis bien partie pour en faire plus ! Je ne sais pas précisément où j'en suis parce que je fais partie des indécrottables qui se passent de plan, mais je suis plus proche du début que de la fin, ça c'est une certitude. Au format poche, j'en suis à 150 pages - oui, j'ai fait ma mise en page au format poche sur le traitement de texte et j'ai envie de le conseiller aux autres, parce que c'est plutôt... satisfaisant ! Tu as l'impression de progresser plus vite et ça te donne un coup de boost. Et encore plus quand tu reviens au format A4 et que tu te dis : "wouah, j'ai écrit tout ça ?".
Si c'est difficile ? Certains chapitres me donnent un peu de fil à retordre, mais comme il s'agit d'une réécriture, les choses se font naturellement et le roman s'écrit un peu tout seul. Je sais où je vais, même si cette tête de mule de Stan m'a fait plus d'une surprise ! Le principal problème, c'est que je procrastine. Je m'impose un rythme d'un chapitre par semaine au moins, et jusque-là je le tiens plutôt bien malgré quelques couacs, mais j'ai peur du moment où je reprendrai les cours... Il va me falloir me faire un planning et m'y tenir, et ça risque d'être compliqué pour moi. Ce n'est pas comme si l'inspiration arrivait quand on avait besoin d'elle ! Elle vient toujours quand je ne peux PAS écrire : en conduisant, en cours, à table, et même chez le docteur ! Voilà, si quelque chose rend l'écriture parfois difficile, c'est ce problème aussi banal que coriace. Quant aux bêtises de mes personnages, elles trouvent souvent leur sens plus tard dans l'histoire. Ils savent mieux que moi où ils vont ! »

 

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Est-ce que ce sera un récit en un seul et unique Tome ou imagines-tu d’ores et déjà une suite auprès de Stan sur plusieurs livres ?
 

« A priori, il y aura trois tomes ! J'avais commencé à écrire la V1 du tome 2 avant d'entamer la réécriture du 1, et je sais ce que je vais faire pour le 3 - dont j'ai vraiment eu l'idée pendant une nuit d'insomnie, bien qu'un embryon d'idée soit dans ma tête depuis longtemps. Mais je ne savais même pas que ce serait la suite des aventures de Stan ! Bref, sauf imprévu, ce sera une trilogie, appelée Stanley n'est pas mort - parce que j'aime bien les titres un peu bizarres. »
 

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Est-ce qu’il existe un lien entre « Une histoire de secte » et « Mémoires blanches » ?
 

« Mémoires blanches se passe... entre le tome 2 et le 3. Ayant publié cette nouvelle avant Une histoire de secte, j'ai indiqué que le tome 1 était une préquelle, pour ceux qui avaient lu MB. Ce qui est amusant, c'est que je ne savais même pas si cette nouvelle était canon, avant d'avoir l'idée du tome 3 ! Mais si, tout est maintenant logique dans ma tête. J'ai besoin d'une préparation mentale assez longue avant d'entamer un gros projet d'écriture. Je ne fais pas de plan, mais il faut que mon cerveau fasse mijoter le tout ! »
 

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Pourquoi avoir eu l’envie d’écrire une nouvelle étant un prequel de « Une histoire de secte » ?
 

« Parce que cette nouvelle était destinée à un appel à textes ! Je cherchais une bonne idée, et une fois encore, Stanley a frappé à ma porte. Résultat, j'ai écrit sur lui, encore ! Mais comme je le disais, je ne savais pas si cette nouvelle entrait dans le canon ou dans une autre "timeline". Bref, j'ai envoyé la nouvelle, et je n'ai reçu aucune réponse depuis. C'était quand, en 2016 ? Ma patience a des limites, quand même ! Alors j'ai haussé les épaules et j'ai publié mon texte en ligne.
Une beta-lectrice s'était occupée de Mémoires blanches avant que je ne la soumette. Elle a fait un travail monstrueux. C'est elle qui m'a encouragée à poster la nouvelle sur le site où nous nous sommes connues. Elle était très enthousiaste, ce qui m'a encouragée, et suit Une histoire de secte depuis la publication du premier chapitre. Finalement, malgré l'absence de retour des principaux intéressés, écrire cette nouvelle est l'une des meilleures choses qui pouvaient m'arriver. »

 

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Penses-tu un jour éditer cette future trilogie ?
 

« Oui ! Pourquoi ? Pour l'argent ! Non mais c'est vrai ! J'écris parce que je ne peux quasiment rien faire d'autre, que j'en ai besoin, et ça me prend un temps fou. C'est l'essentiel de mon hygiène mentale, si je peux dire ça comme ça. Alors, quitte à passer autant de temps là-dessus, qui n'est donc pas du temps passé à travailler autrement pour gagner de l'argent, autant remplir le frigo par la même occasion ! Je ne sais pas si ça fonctionnera, peut-être pas, il paraît que vivre de son écriture est une illusion aujourd'hui... Tant pis, je suis prévenue, je tente le tout pour le tout, tant que je peux encore le faire et parce que je n'ai pas le choix si je veux aller bien. Je suis très inquiète à l'idée de ne pas réussir à survivre matériellement dans ce monde, à cause de mon cerveau en surchauffe qui m'empêche de faire certaines choses. Rien que pour m'occuper de moi-même au quotidien, c'est compliqué.
Sinon, l'idée de croiser mes livres au détour d'une étagère dans une librairie me plaît bien. Ce doit être l'ego. »

 

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Penses-tu aujourd’hui davantage à une autoédition ou contacteras-tu plutôt des maisons d’éditions ?
 

« J'ai rêvé d'édition à compte d'éditeur pendant des années, sauf que j'ai un besoin de liberté immense, qui est allé grandissant. Ce sera donc l'autoédition, en tout cas pour le moment, je changerai peut-être d'avis une fois encore, plus tard. Tout gérer soi-même est stressant, mais garder le contrôle est rassurant. Ne pas avoir un éditeur qui te pompe tes droits d'auteur aussi ! L'idée d'être exploitée me révulse, même si je passerai encore par là, inutile de se leurrer. Peut-être même que j'écrirai parfois sur commande pour survivre. Mais je veux préserver mon propre univers autant que possible et en faire ce que je veux, sinon je vais m'effondrer mentalement. La trilogie Stanley me tient sans doute trop à cœur, mais c'est comme ça. Sinon, je veux aussi pouvoir continuer à "jouer" avec d'autres auteurs. J'ai découvert le RP sur Twitter entre personnages de roman, et l'éclate est absolue, au point que certains camarades adressent dans leurs récits des clins d'oeil à des personnages d'autres rôlistes. On en arrive parfois à écrire de façon quasi collective. On ne se concerte pas, on glisse juste des références par-ci par-là, on nourrit l'univers des autres, qui nous nourrit aussi, et en parallèle, on en apprend beaucoup sur ses propres personnages en les incarnant virtuellement, c'est génial. Quand un contrat te lie avec un éditeur, tu ne peux plus faire ça. Tu lui cèdes ton univers, ton histoire, tes personnages, tout. Pour un monde qui a tant d'importance pour moi que celui de Stan, c'est inimaginable. Ça équivaudrait à me faire arrêter un traitement lourd sans sevrage ni substitut.
Bon, le problème avec l'autoédition, c'est que si tu n'as pas les moyens financiers pour te lancer à la base, tu auras du mal à te vendre, que ce soit pour financer la correction, la couverture, l'impression, la diffusion, etc. Il faut tout faire soi-même. Pour le moment, j'ai les moyens de faire les choses petit à petit, parce que je suis encore dépendante de mes parents, mais après ? Je crois qu'il faut que je me grouille un peu niveau réécriture ! Voilà : contrainte financière, impact sur le travail, peut-être sur le résultat final ? Stressant, tout ça. Enfin, je me suis fixé comme objectif de finir la trilogie avant la fin de ma Licence, et ça devrait le faire. »

 

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En ce moment, te concentres-tu uniquement sur ce récit ou écris-tu sur d’autres projets en parallèle ?
 

« Je me concentre à fond sur ma trilogie, j'y pense tout le temps. J'ai un autre projet dans un coin, mais il attend sagement son tour. Par contre, quand je dis que je me concentre sur ma trilogie, je ne parle pas que de mes trois romans... Je pense à Mémoires blanches et aux autres spin-off qui arrivent, notamment le Christmas Challenge de cette année, centré sur ce vaillant personnage du tome 3 qui est apparu subitement et fait exploser mon inspiration dans tous les sens, au point qu'il y aura peut-être une autre série après la trilogie de Stanley... mais c'est pour plus tard ! Trois romans, de courts spin-off, c'est déjà bien. A une époque, j'entamais des dizaines d'histoires sans jamais les finir. J'apprends à discipliner mon cerveau petit à petit : laisser mon imagination prendre les chemins qu'elle veut, la laisser sortir quand ça démange trop, puis me reconcentrer sur mon objectif du moment. Et plus j'avance dans mon parcours d'écrivaine, plus je m'éclate. Là, j'ai dû mettre la réécriture du tome 1 en courte pause (190 pages maintenant, ce rythme est bien trop lent à mon goût !) pour écrire des scènes du tome 3, ou antérieures à celui-ci, comme des préquelles, parce que j'ai trop d'idées qui sortent de nulle part. Ça me fait patienter pour la suite ! C'est la première fois que je fais ça, et c'est une idée que je suis très heureuse d'avoir eue. »
 

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Dans tout cet univers qui est le tien, est-ce qu’il y’a une chose dont tu es tout particulièrement fière, heureuse ?
 

« Encore une question qui tue ! Mes idées un peu folles pour le tome 3 ? L'évolution de mes personnages, notamment Stanley ? Mon propre enthousiasme ? L'évolution de mon style et l'approfondissement du scénario avec le temps ? Je n'en sais rien, vraiment. Tout me rend heureuse, tout - sauf dans les phases de doute où je remets en question... eh bien, tout aussi. Je ne fais pas dans la demi-mesure !
Ah, j'ai peut-être une piste : tu te souviens, quand je t'ai dit que mes personnages savaient mieux que moi où ils allaient ? Ils ont parfois fait sauter tout mon scénario. Ils me disent : "Non, Drake, ça s'est pas passé comme ça". Du coup je les écoute, je ne sais pas où ils m'emmènent, et tout s'éclaire à un moment. C'est vrai que ça, c'est extrêmement satisfaisant, quand je me dis : "Ah, c'est pour CA que j'ai écrit ces lignes, cet événement-là et pas un autre ! Tout est logique en fait !" Ça me fait décomplexer sur mon aversion pour les plans, pour la construction narrative. Combien de fois ai-je entendu dire que sans plan, on faisait n'importe quoi... Je veux bien que ce soit pratique face à la page blanche, je n'ai même aucun doute là-dessus, mais ça me priverait d'une bonne dose d'amusement. Et de toute façon, Stanley fracasserait quand même mon scénario ! »


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Est-ce que tu peux nous parler de cet autre projet qui patiente dans un coin de ton esprit ?
 

« Cet autre projet est complètement différent. Ça s'appelle Cynopolis, et comme son nom l'indique, ça parle de chiens. Et de révolution, aussi. Et de mythologie, tant qu'on y est. J'ai toujours eu une grosse fascination pour Anubis ; ajoutes-y les dessins de Canis Albus, KalmaKamala, FootyBandit, Alaiorax, Macgreen et d'autres, découverts sur DeviantArt, représentant des chiens dans un univers sombre et beaucoup plus mature que les images auxquelles notre enfance nous habitue, et tu obtiens un puissant cocktail pour mon inspiration. Je pense à écrire des histoires du point de vue d'animaux depuis longtemps, j'en ai déjà parlé je crois, mais je ne voulais pas faire de la littérature de jeunesse. C'est très bien la littérature de jeunesse, chose que j'ai mis du temps à comprendre à cause de l'élitisme et de l'âgisme ambiants, mais on ne se refait pas, j'avais envie - et ai toujours envie - de faire un truc dur et sombre. Ces artistes m'ont prouvé que c'était possible. Je voudrais que ce soit réaliste aussi, alors j'emploie mon intérêt spécifique pour l'espèce canine afin de créer des personnages qui restent chiens plutôt qu'humains, tout en faisant en sorte qu'ils soient attachants et compréhensibles pour les lecteurs... J'ai fait des essais, écrit des scènes pour tester, et c'est loin d'être facile ! Peut-être même que c'est infaisable. Quand je disais que j'avais des projets un peu fous... »
 

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Tu nous as aussi dit qu’une autre de tes passions était le dessin. Ton sentiment lorsque tu dessines est-il semblable à celui que tu as lorsque tu écris ?
 

« Eh bien non, c'est pas du tout la même chose. Enfin, ça reste un moyen d'expression de soi et de ses émotions, mais c'est une pratique différente pour moi. J'ai besoin de dessiner moins souvent, ça vient par périodes, comme je disais. Mais je n'ai pas ce sentiment de complétude comme avec l'écriture. J'ai trop de choses à raconter. Je pourrais faire de la BD, je suppose, mais j'ai essayé et c'est terriblement frustrant. Quitte à écrire un scénario, autant raconter l'histoire directement, non ? Et je suis trop spontanée pour ça. Faire de la BD, ça demande de la technique : les cases doivent présenter une cohérence. Moi, la technique, je n'y arrive pas, ça me bride. C'est comme en écriture : je ne peux pas tout planifier en amont. Bon, je suppose que je pourrais faire comme certains et garder un style très simple dans la BD, je l'ai déjà fait, mais ça ne me satisferait pas pour représenter mon univers, ça ne collerait pas, pas dans mon esprit en tout cas. Mais j'aime dessiner, surtout en écoutant des podcasts ou des histoires audio, ça m'aide à me concentrer sur les paroles que j'entends. Je dessine aussi quand je veux me distraire mais que mon cerveau est trop fatigué pour être sollicité pour écrire. Et bien sûr, quand ma main me démange et que je suis prise de l'envie de coucher sur papier les images que j'ai dans la tête, mais c'est devenu rare après mon passage en école de dessin... J'ai du mal à retrouver le plaisir que j'avais à dessiner avant de passer par là. Parfois, ça vient ; d'autres fois, pas du tout. D'autant que j'ai développé un énorme complexe d'infériorité. Je déteste presque tout ce que je dessine. Il faut que je réapprenne à me lâcher et à m'amuser. Sinon, j'ai un Tumblr, mais je ne poste plus beaucoup dessus. »
 

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As-tu une ancdote d'écriture à partager avec nous ?
 

« J'ai souvent mes meilleures idées tard le soir, voire en pleine nuit. Il m'est arrivé de me lever en catastrophe, le cerveau dans le pâté et tenant à peine debout, pour noter un truc avant de l'oublier - mais le plus souvent, je retiens tout. »

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Pour achever cette partie et revenir sur Stan, quelle couleur choisirais-tu pour représenter ton récit ?
 

« La couleur préférée de Stan est le rouge, mais étrangement, j'utilise plutôt le bleu pour le représenter, peut-être à cause de ses yeux. J'ai d'autres personnages dans ce cas, dont la couleur favorite n'est pas celle à laquelle je les associe. Quant à ma saga, j'associe le tome 1 à un genre de rose/orange pâle, au vert ou au marron, le tome 2 au bleu clair, à l'orange ou au noir et le 3 à un feu d'artifice rouge, jaune, rose etc., sur fond bleu ciel et rose. Je ne sais pas trop pourquoi, mais ça convient à mon cerveau. Le bleu, ce doit être pour Stan, le marron et le vert pour la forêt du tome 1, et toutes ces couleurs sur le tome 3... argh, je risque de spoiler si je parle de ma théorie ! »

Conseils

Des

Peux-tu nous donner trois conseils d'écriture qui sont importants selon toi ?
 

« J'ai envie de dire : "Lisez Écriture, mémoires d'un métier de Stephen King", parce que c'est drôle, plein de bons conseils et que c'est un livre super motivant. Mon premier conseil sera donc une paraphrase : "Écrivez sur ce que vous connaissez". Ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut écrire que sur son vécu - sinon, on a du souci à se faire avec les auteurs de thrillers - mais que si ce n'est pas un minimum personnel, ça n'apportera pas grand-chose. On écrit avec ses émotions et son expérience de la vie. Écrire, c'est poser ses tripes sur la table. Ça implique une introspection, un certain recul sur soi, une honnêteté parfois crue. Ce n'est pas forcément quelque chose de facile et d'évident, parce que l'ego râle souvent au début, il veut nous faire oublier tous nos petits travers d'êtres humains. Mais il s'y habitue quand on l'y oblige ! Et si vous accouchez de petites pépites, il sera de toute façon satisfait ! Parce que vous pouvez créer des perles en étant honnête. Vraiment. En tout cas, en ce qui me concerne, les œuvres qui me touchent le plus sont celles qui débordent d'humanité, l'humanité dans tout ce qu'elle a de forces et de faiblesses. Regardez American Horror Story, vous verrez de quoi je parle - je pense notamment aux saisons 1, 2, 4 et 7. Ou Bojack Horseman, si vous vous sentez d'attaque. Ce sont des séries sans héros ou presque. Ce sont juste des humains - enfin, dans le cas de Bojack, il y a aussi des animaux anthropomorphes mais c'est pareil !... Les furries valident cette phrase - avec ce qu'ils ont d'attachant. C'est cru, c'est moche, c'est beau, ça tape là où ça fait mal, ça réconforte parfois à sa manière. Ah, et côté livres, je vous ai déjà conseillé Stephen King et Irvine Welsh pour ça, mais je dois encore en découvrir d'autres, et je vous invite à le faire aussi ! Enfin, pour ceux qui aiment les jeux vidéo : n'hésitez pas à vous jeter sur Silent Hill. Ce sera mon deuxième conseil, ça : nourrissez votre imaginaire. De celui des autres, sur tous les supports, et aussi en sortant de chez vous. Je sais, sortir, ça peut être compliqué, je suis phobique sociale, j'ai peur de sortir de chez moi, sauf que le cerveau a besoin d'air de temps en temps. Et si vous hébergez un chien, il vous aidera à mettre le nez dehors, comptez sur lui ! Trouvez un coin tranquille où faire un petit tour à pied, avec ou sans musique dans les oreilles, et laissez vos neurones travailler tout seuls. Si vous travaillez en extérieur, l'effet sera le même - tant que vous ne vous blessez pas faute de concentration. Autre façon de sortir : le cinéma. Si vous en avez les moyens et si vous aimez ça, installez-vous dans une salle pas trop pleine, dans un coin s'il le faut, faites confiance à l'obscurité pour vous dissimuler et laissez-vous porter... Bref, ne soyez pas toujours dans la recherche active d'inspiration : rien qu'en regardant, en écoutant, etc., on peut la faire venir.


Un troisième conseil ? C'est qu'il commence à être gros, ce paragraphe... Je dirais : remettez-vous en question et apprenez des autres, tout le temps. Le truc, c'est que certains auteurs comme moi poussent la chose à l'extrême et doutent de tout, ce qui peut être contre-productif, on en conviendra ! Mais on a tous une marge de progression. On ne peut pas atteindre la perfection ; ce n'est pas pour autant qu'il ne faut pas la viser. Une chose que j'essaie de faire, c'est "l'autocritique positive", si on peut appeler ça ainsi : savoir qu'on a des choses à dire, qu'on est unique en tant qu'écrivain, et pousser son art au sommet, son art à soi. Ça a peut-être l'air un peu pédant dit comme ça. On reformule ? Bon : les meilleurs écrivains sont de super maîtres pour les écrivains débutants, et on commence tous par copier les autres. L'expérience venant, on trouve sa propre voix, avec un x parce que c'est d'écriture qu'on parle, et on peut désormais progresser avec. Comment faire ? En écoutant les critiques, en se corrigeant, en ayant connaissance de ses privilèges également. Quand on parle d'écrire sur ce qu'on connaît, c'est aussi ça. Un exemple : ne subissant pas le racisme - j'ai abordé ça avec Sally, mais seulement du peu que j'en connaissais - il serait compliqué pour moi d'écrire en détail une personne vivant cela au quotidien, avec ses ressentis, son expérience, son rapport au monde, et je ne pense pas que ce soit mon rôle de toute façon. Bref, ce serait trop éloigné de ce que je suis capable d'écrire, avec mon histoire personnelle. Par contre, ce que je peux faire, c'est écrire des personnages comme Roxanne, qui apprennent à se déconstruire avec plus ou moins de succès. Je crois que c'est une meilleure façon de m'adresser au lectorat, avec le bagage que j'ai, et que d'autres ont et pas moi. Je ne dis pas qu'il ne faut pas écrire des personnages dont le vécu est différent du nôtre, bien au contraire, mais si vous n'avez rien de personnel et honnête à apporter avec tel ou tel personnage, ça risque de ne pas fonctionner et de n'aider personne non plus. Stanley est trans et pas moi, mais nous avons énormément en commun à côté de ça, alors dans ces conditions, pourquoi ne pas ajouter une petite pierre à l'édifice de la représentation, comme on dit ? Ah, et je vous vois venir, amis auteurs de fantasy : bien sûr que mon propos s'applique aux écrits réalistes, et qu'on peut écrire sur des créatures imaginaires - et même des animaux, évidemment ! Je compte écrire Cynopolis ; je ne suis pas pour autant un chien ! Quoique, encore une fois, nos amis furries auraient peut-être leur mot à dire ! »
 

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Peux-tu nous dire ce qui est rédhibitoire pour toi dans un récit ?
 

« Si les personnages ne me touchent pas, je vais avoir beaucoup de mal. La plupart du temps, ce sont eux qui vont m'entraîner. Mais c'est souvent sur la forme que je vais tiquer. S'il y a trop d'erreurs d'orthographe, de syntaxe, de conjugaison etc., ça va être vraiment difficile pour moi. Le plus frustrant, c'est quand tu vois que l'auteur est à fond, qu'il est passionné par son récit, qu'il a beaucoup travaillé le fond, mais qu'il y a un souci avec la forme. D'ailleurs, si quelqu'un veut un coup de main pour ses corrections...
Et sinon, les scènes de harcèlement ou d'agression sexuelle traitées comme de la drague, c'est mort. En fait, de manière générale, il y a un problème avec la romance dans la fiction. L'idée des relations amoureuses qui y est véhiculée est d'une toxicité inquiétante à mon sens : non-respect du consentement, possessivité, le fameux "Tu es à moi" qui sort à chaque fois... Bref, j'ai testé la romance Young Adult deux ou trois fois, j'ai vite arrêté. D'ailleurs j'ai du mal à trouver des livres qui me plaisent, parce qu'ils se ressemblent tous ! S'il n'y a ni "patte"/style personnel, ni originalité dans l'intrigue, je passe mon tour. Je deviens de plus en plus exigeante avec le temps, c'est terrible. Je vous ai dit que je trouvais plus d'originalité sur Internet et chez les auteurs indépendants que sur les étagères des librairies ? »

 

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As-tu des conseils concernant la publication d'un récit sur une plateforme comme Wattpad ?
 

« On ne va pas se mentir : Wattpad, c'est compliqué. Ce sont toujours les mêmes fictions qui sont mises en avant. Dur dur, de se constituer un lectorat sur ce site. Mais pas impossible ! Étape 1 : ne lésinez pas sur les tags adaptés à votre histoire, ça peut aider. Étape 2 : allez lire les histoires des autres, votez, commentez. Le fameux : "Gratte-moi le dos, je te gratte le tien". Revers de la médaille : ça peut virer à l'échange de reviews positives sans grand intérêt, sans compter bien sûr les auteurs qui peuvent mal réagir aux critiques - constructives, j'entends. Si on vous injurie, vous êtes en droit de mal le prendre - ET ceux qui ont peur de ces réactions ! D'où l'intérêt d'être un peu sélectif, d'échanger avec des écrivains avec qui on a des affinités. De toute façon, deux auteurs d'horreur, de fantasy ou de tout autre même genre se rendront mutuellement de meilleurs services que deux personnes n'ayant pas du tout les mêmes genres de prédilection. Finalement, on se crée un petit cercle, qui grossit assez lentement. Donc, éclatez-vous en écrivant et soyez patients ! Genre, vraiment patients. Je reçois des commentaires depuis quelques mois, alors que je suis inscrite sur Wattpad depuis 2016. Bon, je me suis remise à publier en 2019, aussi ! J'ai fait une pause de deux kilomètres de long. J'en profite pour vous conseiller de publier assez régulièrement - prenez de l'avance en cas de panne ! Écrivez cinq chapitres, publiez-en un, le deuxième la semaine suivante, et continuez d'écrire en même temps. Mais là encore, j'ai moi-même du retard ! »
 

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As-tu des conseils à nous partager concernant l'écriture d'une nouvelle ?
 

« Ecrivez-la rapidos ! Bon, c'est ma façon de faire, mais peut-être peut-elle convenir à d'autres : j'écris une nouvelle en une semaine maximum, corrections comprises, comme pour un chapitre de roman. J'essaie de finir le premier jet en deux ou trois jours, et la plupart du temps j'y arrive bien. Dans mon esprit, si une idée tient en une nouvelle, elle tiendra dans mon cerveau en peu de temps également !
Je profite souvent de l'écriture d'une nouvelle pour m'adonner à quelques exercices de style, pour prendre de nouveaux risques. De toute manière, pour écrire un OS bien percutant, il faut que le style et l'ambiance soient travaillés. J'essaie de le pousser au même point dans mes romans, mais un roman doit former un tout cohérent, bien qu'on puisse partir en freestyle dans les moments appropriés. Dans un recueil de nouvelles, et donc d'histoires indépendantes, vous pouvez partir complètement en live, alors profitez-en ! (Oui, parce que si vous voulez vous faire une série d'exercices de style, vous pouvez tester la suite de nouvelles, vous vous entraînerez aussi sur les intrigues et les chutes en plus !)
Oh, et on a beau être dans un récit court, travaillez vos personnages. En les rendant attachants en peu de pages, vous pouvez fracasser votre lecteur à la fin. Oui, je parle en connaissance de cause ! Ne sous-estimez pas le pouvoir d'une nouvelle, jamais. J'en parle un peu comme d'un exercice, plus haut, mais c'est loin de n'être "que" ça ! Et je pense qu'il faut savoir plus précisément où l'on va que dans l'écriture d'un roman. Pour la suite, plan ou pas, c'est à vous de voir. Quant à moi, je n'en fais pas, tout comme pour les romans. »

 

Dernier mot

Un

« Déjà, merci d'avoir lu jusqu'ici, vous êtes courageux ! Ensuite, si vous avez lu ou lisez mon histoire : un grand merci, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez. J'exprime toute ma gratitude aux personnes qui me soutiennent sur Wattpad et Twitter, partenaires d'écriture et de RP jusqu'aux premières heures du matin, ainsi qu'à leurs personnages fictifs qui m'apportent plus de soutien qu'elles ne peuvent l'imaginer. Enfin : j'ai commandé une couverture à la talentueuse Mathilde Viazac, allez voir ce qu'elle fait ! »

Plume

L'avis de

Que dire ? "Une histoire de secte" est un fabuleux coup de coeur pour moi, comme je n'en ai pas eu depuis bien longtemps ! Que ce soit au niveau de l'histoire, des personnages ou de ta plume, j'ai été conquise par l'intégralité avec cette incessante envie de découvrir la suite. L'originalité de Stan, de Roxanne et finalement de chacun de tes personnages est merveilleuse. Tu transmets à merveille chaque émotion, chaque description, tout est fait pour qu'on se plonge entièrement dans ce récit. J'ai eu énormément de plaisir à découvrir ton récit, je me répète mais c'est un gigantesque coup de coeur. Il y a un petit peu de tout ce que j'aime et on sent que cette histoire est aboutit, que tu y met ton coeur, que les recherches sont faites et que tu connais parfaitement chaque sujet, chaque thème que tu abordes. Je te souhaite d'éditer cette histoire et je suis persuadée qu'elle saura conquérir les lecteurs qui ne la connaissent pas encore et qui aiment le fantastique. Une incroyable découverte qui m'a vraiment touché !

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DRAKE CHAINSAW

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